Archives du mot-clé USA

Renaissance du fascisme en Ukraine


Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Lire la suite Renaissance du fascisme en Ukraine

La vraie révolution « nucléaire » iranienne


IMAGE635073537117968750Par Pepe Escobar

Les débats nucléaires entre l’Iran et le P5+1 (les cinq membres du Conseil Permanent de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne) sont de retour ce mardi à Vienne. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés. Cela va être une route longue et tortueuse. Des agendas cachés de part et d’autre aspirent fortement à ce que ces pourparlers échouent – et ne s’épargneront aucun effort dans ce sens. Lire la suite La vraie révolution « nucléaire » iranienne

Pourquoi les Américains construisent des hôpitaux dans le sud tunisien ?


Tribune libre

6095286-9098663Le choix de cette zone officiellement déclarée militaire n’est pas anodin. Si les motivations de nos libérateurs étaient humanitaires ou philanthropiques, c’est à Kasserine ou à Sidi Bouzid, la ville d’où est partie la destruction du monde arabe, qu’ils auraient implanté leurs hôpitaux. Lire la suite Pourquoi les Américains construisent des hôpitaux dans le sud tunisien ?

Les causes des protestations en Bosnie sont à chercher dans les Accords de paix de 1995


Bosnie20040217Tuzla, Bosnie et Herzégovine – Le siège du gouvernement local ici n’est plus qu’une carcasse, ses 12 étages carbonisés par le feu. Des éclats de verre se détachent de ses fenêtres brisées.

Mais même si cette destruction évoque la crise des Balkans des années 1990, au cours de laquelle plus de 100.000 personnes sont mortes, elle n’est pas le résultat d’une guerre. Lire la suite Les causes des protestations en Bosnie sont à chercher dans les Accords de paix de 1995

La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie


Saudi royal family behind ISIL crimes in Syria: ReportUn membre de l’État Islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) qui a été fait prisonnier a révélé que l’EIIL et d’autres groupes militants en Syrie ne sont pas seulement soutenus par un membre de la famille royale saoudienne, mais que l’individu en question est en fait le véritable chef de l’EIIL. Lire la suite La famille royale saoudienne est derrière les crimes de l’EIIL en Syrie

‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»


PHO952d7b7e-8aa1-11e3-b1a3-b03fb7d95045-805x453‘‘Le Figaro’’ indique dans son édition de samedi 1er février que le Pentagone, le ministère de Défense américain, «vient de récupérer dans le sud de la Tunisie une ancienne base désaffectée», qui doit être rénovée afin d’«intervenir sur le théâtre libyen». Lire la suite ‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»

Si manifester n’est plus efficace, agissons… les bras croisés !


greve-boycottSi la grève est le moyen de lutte adapté à une société industrielle, l’arme adaptée à une société de surconsommation ne peut être que le boycott.

Les manifestants du « Jour de colère » défilent. Sincères, énervés, détrempés, ils font ce qu’ils peuvent. De son côté, le pouvoir s’en balance. Comme un automobiliste au passage à niveau, il attend que le train passe. Manif pour tous, anti-avortement, retraites… Quelle que soit sa longueur, violent ou pacifique, le convoi finit toujours par disparaître. Lire la suite Si manifester n’est plus efficace, agissons… les bras croisés !

USA – Afrique. Un autre sommet de la honte


3436998_3_6538_le-28-mars-2013-le-president-senegalais_c4e51068f15c42a0792aed7943b781daQui aurait cru ?

Barack Hussein Obama – cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique – vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014. Lire la suite USA – Afrique. Un autre sommet de la honte

Bilan financier de l’Etat fédéral et de l’économie américaine : les apparences sont trompeuses


Tribune de Foxhound

Chat-ApparenceNous faisons une courte infographie sur la dette fédérale et le rôle qu’elle joue dans la croissance américaine. Nous avons établi nos calculs sur la base de diverses sources américaines afin de montrer que les présentations officielles doivent être prises avec prudence.  Une réflexion critique, utilisant les données disponibles, modifie le discours lénifiant tenu sur la consolidation de la reprise en cours et le recul de l’endettement public américain. Lire la suite Bilan financier de l’Etat fédéral et de l’économie américaine : les apparences sont trompeuses

Ukraine: Moscou met en garde les USA


6de6b595ef7113f84cbfaa58f1b005b8_XLMoscou a mis en garde les Etats-Unis contre toute ingérence dans les événements en cours en Ukraine, a indiqué samedi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, annonçant qu’il venait d’en parler avec son homologue américain John Kerry en marge de la conférence de paix sur la Syrie à  Montreux. Lire la suite Ukraine: Moscou met en garde les USA

Les somnifères les plus populaires des USA convertissent leurs usagers en Zombies Assassins


the_last_of_us_02La consommation du somnifère Ambien, dont la notice prévient que le patient peut se lever de son lit en état somnambulique, peut avoir été la cause de plusieurs assassinats aux USA, révèle une étude.

L’administration des pilules pour dormir Ambien, le produit pharmaceutique le plus populaire de sa catégorie dans le pays nord-américain, peut produire du somnambulisme, mais le plus alarmant est que dans cet état, les gens peuvent, sans s’en rendre compte de ce qu’ils font, conduire une voiture, parler au téléphone, avoir des relations sexuelles et – le plus terrible- commettre des assassinats selon une enquête menée par le portail The Fix.[i] Lire la suite Les somnifères les plus populaires des USA convertissent leurs usagers en Zombies Assassins

Les USA sont ruinés: le Trésor ne pourra plus payer ses factures fin février


USAGrungeFlagBelote, rebelote et dix de der… Les USA devraient être habitués, ils font partie des pays les plus endettés sur cette planète, sont obliger d’imprimer toujours plus pour « survivre » économiquement, et ne savent plus que repousser le plafond de la dette… Lire la suite Les USA sont ruinés: le Trésor ne pourra plus payer ses factures fin février

C’est bien en France que maintenant la guerre s’engage!


Tribune Djerrad Amar

Liberer2Les français ont maintenant bien pris conscience, depuis la provocation de Valls visant à censurer un spectacle de l’humoriste Dieudonné que quelque chose avait changé dans les rapports entre les tenants du pouvoir en France et un peuple devenu de plus en plus critique et frondeur. Lire la suite C’est bien en France que maintenant la guerre s’engage!

Afrique: Les nouveaux tirailleurs de l’Empire


Entrainement-Forces-AfriqueOn se rappelle la prise d’otage de Nairobi au Kenya par des hommes armés, soit disant appartenant au groupe Shebab. Nous y avions vu alors un prélude à des opérations américaines et israéliennes en Somalie, tant ce type d’actes terroristes est devenu pour les Etats-Unis un mode de fonctionnement incontournable avant toute guerre.

Un autre mode de fonctionnement tout aussi habituel est l’utilisation de tirailleurs locaux, fer de lance des empires coloniaux depuis plus d’un siècle en Afrique et ailleurs. J’avais écrit un article,au sujets des tirailleurs, « Mali : les tirailleurs sont de retour« , article qui m’avait valu à l’époque une volée de bois vert de la part de certains lecteurs. Et pourtant …

Avic Lire la suite Afrique: Les nouveaux tirailleurs de l’Empire

QU’EST-CE QUE LE SIONISME ?


chant.d.amour.de.pepereUne mafia qui empêche la liberté de pensée démocratique par des moyens coercitifs ! Toutes les idéologies peuvent être critiquées ouvertement, être mises en question, et soumises à l’analyse. Mais il y a une exception : le sionisme.
Chaque critique consciencieux du sionisme est considéré comme  » antisémite « , comme ayant de la haine envers les juifs, un mépris pour les juifs en tant que peuple. Dans ces conditions, la liberté de pensée n’existe pas en ce qui concerne le sionisme. Lire la suite QU’EST-CE QUE LE SIONISME ?

Une vidéo révèle ce qui s’est réellement passé sur la Lune en 1969


lune-700x446Après 44 ans de mensonges, les Américains sont au pied du mur. Les preuves s’accumulaient et tout portait à croire que non, tout ne pouvait pas s’être passé comme on nous l’a raconté. Après des années de suspicions,

Une vidéo vient briser le silence Lire la suite Une vidéo révèle ce qui s’est réellement passé sur la Lune en 1969

Etats-Unis, si vous êtes un gosse de riche, vous pouvez tuer des gens


Ethan-CouchAux USA, un verdict unique dans la pratique judiciaire a été prononcé : un adolescent de 16 ans qui avait fauché et tué par sa voiture quatre personnes à Burleson (Texas) il y a six mois a été condamné avec sursis à 10 mois.Le jeune homme a été sauvé par des avocats onéreux : une circonstance aggravante, la conduite en état d’ébriété, n’a pas été prise en considération. Lire la suite Etats-Unis, si vous êtes un gosse de riche, vous pouvez tuer des gens

Comment reconnaître un « false flag » ?


Le récent événement français du « tireur fou » fait penser à la mode made in US des  attentats sous faux drapeau.

11 Signes indiquant un attentat sous faux drapeau

Citation Goering BBB BistroBarbBog proces Nuremberg citation manpulation(Cet article est paru à l’origine sur le site Activist Post)

Tout au long de l’histoire, diverses versions d’attentats sous faux drapeau (« false flag » en anglais, terme que je garderai dans la traduction) ont été utilisées avec succès par les gouvernements pour diriger la force du peuple vers la finalité recherchée par la classe dirigeante. Selon les époques, Lire la suite Comment reconnaître un « false flag » ?

Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?


-image-164808-grandeScènes de guerre. Les milices islamistes rivales se battent dans le centre de Tripoli.

Hier, 50 civils ont été tués et près de 500 blessés gravement, principalement par un tir massif de mitrailleuses antiaériennes lourdes et de grenades auto-propulsées par fusée. Un crime massif de la puissante milice islamiste de Misrata, une véritable ville-État dans le non-Etat libyen. La milice de Misrata a été créée et armée en 2011 par les généraux français de l’OTAN suivant les ordres de Sarkozy et les propositions de BHL, le lobbyiste sioniste. Misrata était « l ‘exemple d’une nouvelle Libye démocratique » (sic) selon BHL en 2011. Lire la suite Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?

Les États-Unis contre-attaquent : Les services européens fournissaient les données à la NSA ?


201310261646-fullDans un article paru hier, le Wall Street Journal titrait : « Europeans Shared Spy Data With U.S.« . Nous assistons à une bataille de communication titanesque.

  • Nous avons déjà rapidement abordé la campagne de communication en cours aux USA pour défendre, justifier, minimiser ou partager la responsabilité des programmes. Celle ci se poursuit évidemment dans la presse national des états européens (Espagne et France notamment qui sont visés, les journaux se font même faire la leçon par un « officiel américain » qui leur explique qu’ils ont mal interprété les documents de Snowden // En Grèce, on remonte des données qui laissent à penser que les services secrets grecs espionnaient les ambassadeurs américains, le lendemain du jour où on apprenait que l’ambassade US à Athènes était un centre de surveillance (je schématise pardon)).
  • J’ai personnellement l’impression qu’on arrive à un point où les États-Unis ne souhaitent plus porter le chapeau. Les quelques réserves d’usage lors de la contestation de certaines informations laissent la place à un déballage contrôlé (sans l’être totalement) de certaines informations visant à renvoyer la balle dans le camp des « alliés » européens…
  • Cela soulève d’autres questions quant à la coopération entre services de renseignements… Cela était déjà acté depuis longtemps, et on sait bien que les réactions indignées sont des postures (sauf peut être l’espionnage direct des lignes présidentielles). Si ces réactions indignées visaient à masquer la coopération des services, c’était une réaction ratée dans la mesure où ce sont les américains qui lancent le morceau.
    S’il était évident que chacun s’espionne, les accords de coopération entre services de renseignement posent la question des rapports de force dans la conclusion des accords… Fournir des données pour en obtenir en retour sans doute, mais n’y a t-il pas une asymétrie quand on connaît l’avancée technologique des américains (sans faire injure à la puissance des services français ou allemands…).
  • Logiquement cela devrait renvoyer à apprécier les pouvoirs des services de renseignement et à s’interroger sur leur conformité aux cadres légaux qui les régissent. Malheureusement dans ces domaines extrêmement sensibles les experts sont les acteurs et chacun défendra probablement son pré carré (Cf NSA Review Panel aux USA)…

 

http://points-de-vue-alternatifs.over-blog.fr/2013/10/les-%C3%89tats-unis-contre-attaquent-les-services-europ%C3%A9ens-fournissaient-les-donn%C3%A9es-%C3%A0-la-nsa.html

Poutine, Xi discutent de coopération technologique militaire


199494978Le sommet annuel de l’APEC a gagné la stature d’un forum de consultations politiques et, à Bali, cette année, il est particulièrement intéressant dans le contexte du ralentissement de la croissance chinoise, les retombées de la paralysie administrative du gouvernement américain, les conflits régionaux, les litiges maritimes, les négociations d’accords de partenariat Trans-Pacifique, la stratégie de rééquilibrage États-Unis, etc.

Un «bilatéral» qui ressort, c’est la rencontre du président russe Vladimir Poutine avec son homologue chinois Xi Jinping. La fréquence de leurs réunions augmente. Xi a choisi la Russie pour sa première visite officielle à l’étranger après son accession à la  présidence de la Chine. Le mois dernier, Xi et Poutine ont participé à deux événements en même temps – G20 à Saint-Pétersbourg et le sommet de l’OTSC à Bichkek.

La transcription des déclarations d’ouverture à la réunion de Bali mérite une lecture attentive. Poutine a fait remarquer que la coordination sino-russe sur les questions internationales est « payante ». C’est une remarque tout en nuances de ce que Poutine a désigné comme les «questions syriennes ».

En effet, il implique la coordination sino-russe au Conseil de sécurité de l’ONU, qui a finalement amené les puissances occidentales – Etats-Unis, Royaume-Uni et la France – à se pencher sur la question syrienne.

Xi en a convenu avec Vladimir Poutine et a également mentionné la Syrie, mais, ce qui est assez intéressant, il a introduit en parenthèse le problème de Corée du Nord, où Xi dit que la Chine et la Russie ont des « positions identiques ou similaires ». En effet, Pékin compte sur le soutien réciproque de Moscou au Conseil de sécurité de l’ONU sur le problème nord-coréen.

Xi a ostensiblement manifesté son intérêt de voir la Russie jouer un « rôle important » dans la région Asie-Pacifique et dans « l’intensification » de la coopération russo-chinoise. Il a fait part de l’acceptation de la Chine à la proposition russe pour célébrer ensemble le 70e anniversaire de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale, qui, dans l’estimation de Pékin a une certaine résonance avec le militarisme perçue du point de vue du Japon. La Russie et la Chine ont des préoccupations communes sur le déploiement du système de défense antimissile des États-Unis au Japon .

Tant Poutine que Xi ont mis l’accent sur la coopération dans « certains domaines très sensibles » (Poutine) tel que la technologie militaire. Du point de vue indien, c’est d’un intérêt particulier.

Mais alors, comme on dit, ce qui est bon pour l’un est bon pour l’autre. Il semble qu’il se passera un certain temps avant que le partenariat américano-indien, qui en est à ses débuts, ait un impact sur la coopération sino-russe en matière de technologie militaire, que Moscou avait toujours freinée.

Bien sûr, la Chine a énormément à gagner si elle accède à la technologie militaire de la Russie. Cependant, à la lumière de la déclaration conjointe sur la coopération de défense de l’Inde et des États-Unis le 28 Septembre 2013 publié à Washington lors de la visite du Premier ministre Manmohan Singh, comment l’Inde pourrait-elle alors avoir des brûlures d’estomac?

La déclaration américano-indienne souligne, «Les États-Unis et l’Inde partagent des intérêts communs de sécurité et chacun place l’autre au même niveau que ses partenaires les plus proches. » C’est bien au-delà de ce que disent Poutine ou Xi lors de leur réunion à Bali concernant la coordination russo-chinoise.

M K Bhadrakumar

Traduction Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/10/08/putin-xi-moot-military-technology-cooperation/

Syrie / ONU : La résolution 2118 passée au crible de la réalité… Par Amin Hoteit


CS-ONUDans un précédent article paru le 16 Septembre 2013 [1], le Général Amin Hoteit constatait, ainsi que la plupart des observateurs de bonne foi ou condamnés à reconnaître une certaine part de vérité, que « suite à la résistance devenue légendaire de la Syrie face à une guerre planétaire et qui dure depuis plus de trente mois par l’intermédiaire d’une horde assassine de terroristes armés jusqu’aux dents , voilà que les équations attendues sur le terrain s’inversent et que les tendances générales observées sur la scène internationale se modifient. Ainsi, nous avons vu la crise passer du stade où l’agression incendiaire allait atteindre ses objectifs selon la logique de la solution militaire imaginée par le camp des États agresseurs dirigé par les USA, au stade où il n’est plus possible que d’envisager une  solution pacifique par le dialogue et la négociation ».

Il ajoutait : « L’agression incendiaire devra désormais se limiter à deux objectifs : servir de pression diplomatique dans la négociation, et purifier le territoire syrien de tous les déviants partis combattre un État laïc où coexistent des citoyens de toutes les religions et croyances… Nouveaux objectifs qui ont abouti à l’accord de Genève du 14 Septembre 2013 entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et des États-Unis… Nous étions arrivés au bord de l’explosion qui aurait détruit la région ; mais étant donné les intérêts et l’’équilibre des forces sur le terrain, il nous paraissait logique de prédire que les USA n’oseraient pas mettre leur menace à exécution, quoique nous n’avions pas exclu la probabilité d’une erreur de calcul de leur part ! ».

L’erreur de calcul étant momentanément écartée par ce que les médias se plaisent à qualifier de « manœuvre diplomatique astucieuse de Vladimir Poutine » [2] sans jamais admettre que la Syrie et les Syriens se battent, depuis deux longues années et demi, d’abord et avant tout pour leur « identité » contre des zombies de destructions massives toujours nourris par les USA et leur dernier allié occidental plus royaliste que le roi… Un allié, dit-on, sonné par « le revirement d’Obama » mais qui ose encore prétendre, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, que l’armée syrienne tue son peuple et qu’à la limite la résistance héroïque de ce peuple, face à la plus dégueulasse des guerres qu’ait connu l’Histoire, constitue « une atteinte à la paix et à la sécurité internationales » ! [3].

Comble du comble, l’Ambassadeur permanent de la Syrie auprès de l’ONU, M. Bachar al-Jaafari, aurait commis un crime de lèse-majesté en s’en prenant à la France ! [4]. Il aurait été plus honnête de dire qu’il s’en est pris à ses dirigeants et plus particulièrement à M. Fabius qui « semblait ne pas comprendre la signification de la résolution 2118 » [5] votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies le vendredi 27 Septembre 2013 [6].

Puisque, selon les dires de M. Fabius lui-même [3] « Tout ça bien évidemment doit être passé au filtre de la réalité », que devons-nous comprendre et redouter de cette résolution 2118, comme nous l’explique le Général Hoteit ? [NdT].

______________________________________

La résolution 2118, adoptée par le Conseil de sécurité pour le démantèlement et la destruction des armes chimiques en Syrie, restera une étape importante et décisive témoignant de la transition vers un nouvel ordre mondial ; les résolutions des trois décennies précédant ce 27 Septembre 2013 ayant été d’une toute autre nature.

Pour rappel, suite à l’effondrement de l’URSS, les USA avaient fait main basse sur les organisations et institutions internationales, notamment sur le Conseil de sécurité pratiquement rattaché au ministère US des Affaires étrangères et aux ordres de la Maison Blanche, sans que certains n’osent utiliser leur droit de veto et que d’autres ne songent ne serait-ce qu’à hésiter devant leur volonté. Le Liban en a fait l’amère expérience suite à l’adoption de la résolution 1559 le concernant [7]; laquelle, bien que soumise au chapitre VI de la Charte des Nations Unies, était en contradiction avec la Charte elle-même puisqu’elle revenait à violer sa souveraineté et son indépendance, interférait dans ses affaires intérieures, et se mêlait de ses relations avec un pays frère. Sa mise en œuvre a étrangement nécessité la nomination d’un « Envoyé spécial » du Secrétaire général de l’ONU, lequel n’a pas tardé à se transformer en une sorte de « Haut Commissaire US-international au Liban » !

En revanche et malgré la prétendue satisfaction victorieuse des USA, cette dernière résolution 2118 peut être considérée comme le signe annonciateur du retour à l’équilibre au sein du Conseil de sécurité et, par conséquent, du retour à un certain équilibre dans les relations internationales. Nous avons suffisamment dit et répété depuis deux ans que c’est de la matrice syrienne que naîtra un nouvel ordre du monde et c’est ce qui a déjà commencé.

Ceci étant dit, il est important que nous examinions les étapes clés qui ont mené à l’approbation de cette résolution par le Conseil de sécurité :

La référence au Chapitre VII

Cette référence est une volonté du bloc occidental sous direction US et avec incitation des pays du Golfe, pour que le Conseil de sécurité justifie le recours à la force militaire ou autorise n’importe quel État membre à en user contre la Syrie et son gouvernement. C’était le but des manœuvres US qui ont cherché à imposer leurs diktats à la Syrie. Mais les nouvelles équations ont gâché cette chance aussi bien pour les occidentaux que pour les USA. La résolution a été prise en vertu du chapitre VI, ce qui signifie que sa mise en œuvre ne nécessite pas le recours à la force mais reste conditionnée par le consentement de l’État concerné et, par conséquent, affirme sa souveraineté.

Ce fait n’est nullement modifié par ce qui est indiqué au paragraphe 21 quant à l’imposition de mesures en vertu du chapitre VII en cas de non respect de la résolution, car elle ne se limite pas au gouvernement syrien, comme le souhaitaient les USA, mais vise implicitement toute personne concernée par son application y compris les groupes armés sévissant sur le territoire syrien ainsi que les États voisins qui faciliteraient la possession ou le transfert d’armes chimiques en Syrie.

D’autre part, l’éventuel recours au chapitre VII n’est pas automatique, mais passe par la prise d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité et par le droit de veto de chacun de ses membres permanents, après identification du contrevenant et des conditions du recours à la force.

Finalement, le texte de cette résolution 2118 comporte des points positifs dans l’intérêt de la Syrie même si le bloc occidental tente de les négliger, l’impact du paragraphe 21 étant de nature politique, sans plus !

Les destinataires de la résolution

Depuis le début de l’agression contre la Syrie, les USA et tous leurs affidés ont cherché à convaincre de la non légitimité du régime et du gouvernement syriens, affirmant que les seuls représentants du peuple syrien étaient ce groupe de « résidents de palaces à l’étranger » pompeusement nommés Conseil national syrien [CNS] puis Coalition… et sont allés jusqu’à les asseoir sur le siège de la Syrie à la « Ligue hôtelière des États arabes » ; l’État syrien étant, selon eux, responsable de tout le sang versé !

La résolution 2118 est venue contredire ce cliché étant donné qu’elle appelle par la lettre et l’esprit à travailler avec la gouvernance légitime actuelle de la Syrie ; met en échec les tentatives US innocentant les crimes des gangs armés sévissant sur son territoire ; équilibre le discours des organisations et des États agresseurs, lesquels sont désormais comptables de toutes tentatives d’exploitation et de livraison d’armes chimiques aux prétendus rebelles. Le paragraphe 5 de la résolution est plus que clair : « … aucune des parties syriennes ne doit employer, mettre au point, fabriquer, acquérir, stocker, détenir ou transférer des armes chimiques ».

Les clauses qui méritent prudence

Il ne faudra pas oublier que les USA contrôlent toujours le Secrétariat général des Nations Unies et son Secrétaire général en particulier. Il n’est donc pas exclu qu’ils tentent de biaiser certaines clauses de la résolution pour faire dérailler le processus de désarmement à leur avantage. Cela n’a certainement pas échappé à M. Bachar al-Jaafari qui a déclaré que la résolution « couvre la plupart des préoccupations de la Syrie »… la plupart ! En effet, certains points de détails nous paraissent mériter prudence :

  • Le Secrétaire général étant habilité pour désigner les envoyés onusiens chargés de répertorier, inspecter, vérifier la destruction des armes chimiques, avec lesquels la République arabe syrienne devra coopérer ; il faudra veiller à ce que le personnel désigné ne soient pas d’emblée susceptible de s’écarter de l’esprit de la résolution [Paragraphe 7].
  • Les États membres étant engagés à « contrôler » et donc à rendre compte de leurs observations concernant l’application de la résolution, certains plus enclins aux calomnies que d’autres ; il serait plus prudent de constituer un « Comité international de surveillance des calomniateurs » [Paragraphe 10].
  • La résolution « insistant sur le fait que la seule solution à la crise syrienne est un processus politique sans exclusive, dirigé par les Syriens, fondé sur le Communiqué de Genève du 30 juin 2012… », lequel a convenu  des lignes directrices et de principes pour une transition politique par, entre autres, la mise en place d’un organe de gouvernement transitoire qui pourra comprendre des membres de l’actuel gouvernement et de l’opposition « ainsi que d’autres groupes »… [8] ; il faudra être particulièrement prudent sur deux autres points. Le premier est de faire en sorte que le bloc occidental ne puisse pas choisir les membres de cet organe à sa convenance, mais qu’il soit effectivement composé de véritables représentants du peuple syrien. Le deuxième, est de veiller à ce qu’il ne présente pas cet organe comme le remplaçant de l’autorité légitime actuellement au pouvoir en Syrie. Ceci, parce que certains États pourraient persister dans leurs tentatives visant à faire admettre, dans ses rangs, des représentants de l’un quelconque des groupes prétendument révolutionnaires syriens… sous prétexte qu’ils sont « militairement victorieux » dans certaines zones, dites libérées, du territoire syrien.

Ici, il faut souligner l’importance des déclarations du ministre syrien des Affaires étrangères et des expatriés, M. Walid al-Mouallem à propos de la Conférence de Genève 2 : « La Syrie appuie la tenue de la conférence de Genève 2 pour parvenir à un règlement politique de la crise… Nous n’y participerons pas pour livrer le pouvoir à quiconque… C’est au peuple syrien, seul, de décider de son avenir via un processus politique loin de toute ingérence étrangère… Elle peut parvenir à un programme et à un plan d’action politique qui sera soumis à référendum populaire pour que le peuple syrien soit le décideur de son avenir… Tout règlement inadmissible par le peuple syrien, est inapplicable » [9].

En conclusion, en dépit de ces quelques observations qui justifient la prudence, il nous faut dire que la résolution 2118 est le premier fruit de la victoire de la Syrie dans sa défense contre l’agression planétaire sans précédent, une victoire qui tend donc à rétablir l’équilibre au sein Conseil de sécurité et d’un nouvel ordre mondial multipolaire. Grâce à sa résistance, la Syrie demeure souveraine, une et indivisible ; ce que la résolution 2011 confirme absolument !

Dr Amin Hoteit

30/09/2013

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Article original : Al-Thawra 

القرار 2118 أول قرار في ظل نظام عالمي جديد؟ ولكن..؟

http://thawra.alwehda.gov.sy/_Kuttab.asp?FileName=104835348620130930011023

Notes :

[1] المعالم الأساسية لمشروع الاتفاق الدولي حول سورية و

http://thawra.alwehda.gov.sy/_kuttab_a.asp?FileName=72038658720130916005444

[2] EXCLUSIF. Comment Hollande avait prévu de frapper la Syrie

http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-en-syrie/20130927.OBS8824/exclusif-comment-hollande-avait-prevu-de-frapper-la-syrie.html

[3] Fabius à l’ONU

http://www.franceonu.org/la-france-a-l-onu/espace-presse/declarationspresse/points-de-presse/article/23-septembre-2013-ouverture-de-la

[4] L’ambassadeur syrien s’en prend à la France 

http://www.leparisien.fr/international/syrie-le-desarmement-vote-a-l-onu-mais-pas-de-sanctions-automatiques-28-09-2013-3177319.php

[5] Conférence de presse de M. Bachar al-Jaafari à l’ONU le 28 septembre 2013 

https://www.youtube.com/watch?v=TF0oErnWkPY&feature=player_embedded

Extrait vers la 6ème minute :

À la question [pas très audible] concernant le gouvernement français qui reconnait « Al-Jarba » comme le seul représentant légitime du peuple syrien et alors que M. Fabius avait participé le jeudi 26 Septembre à une réunion de la prétendue opposition syrienne, à New York, et en sa présence ; M. Al-Jaafari répond :

« Absolument pas ! Ceci n’est pas conforme à l’accord… J’ai adressé hier une lettre au Secrétaire général pour lui demander de renoncer à cet événement secondaire… C’est en toute franchise que je vous dis qu’il a eu lieu grâce à la délégation française dont la lecture des événements est plutôt surréaliste. La diplomatie française se comporte en« amateur » et non de façon professionnelle. Je conseille au ministre français des Affaires étrangères de lire la résolution avec attention. Ainsi il pourra en conclure qu’à partir de maintenant, ni lui ni son pays ne seront autorisés à en violer les décisions. Elle interdit au gouvernement français d’inciter au terrorisme et à la violence en territoire syrien. Elle interdit à Paris et au ministre français des Affaires étrangères de contribuer à l’escalade de la situation en Syrie à travers le soutien et la fourniture d’armes à ceux qui s’opposent à la tenue de la Conférence de Genève 2… Par conséquent, la diplomatie française a commis beaucoup d’erreurs. Il y a quelques minutes à peine, le ministre des Affaires étrangères lisait sa déclaration et paraissait ne pas avoir compris la signification de cette résolution… Mais il y a deux ou trois jours ils [la délégation française] ont organisé cet événement secondaire dans les locaux mêmes de l’ONU, ce qui constitue une violation flagrante de la Charte et de la volonté des États membres ».

[6] Security Council requires Scheduled Destruction of Syria’s Chemical Weapons, Unanimously Adopting Resolution 2118 (2013)

http://www.un.org/News/Press/docs/2013/sc11135.doc.htm

[7] Résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9solution_1559_du_Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

La résolution 1559 a été adoptée le 2 septembre 2004 par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’initiative conjointe de la France et des États-Unis, par 9 voix sur 15 et 6 abstentions… « Ont déclaré que la résolution constituait une ingérence dans les affaires intérieures du Liban et se sont abstenus : Russie, Chine, Brésil, Algérie, Pakistan, Philippines ».

[8] Communiqué final (Genève, 30 juin 2012)

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/evenements-4439/article/reunion-du-groupe-d-action-pour-la

[9] Mouallem : La Syrie appuie la tenue de la conférence de Genève 2

http://213.178.225.235/fra/51/2013/09/28/504808.htm

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

Alerte ! La drogue Krokodil gagne du terrain (vidéo)


krokodilDepuis deux ans, cette terrible drogue, qui sévit en Russie depuis 2010, était annoncée en Europe et aux Etats-Unis. Selon Gawker, elle arrive aux USA. Et a déjà fait deux victimes en Arizona.

Amputation, gangrène, trous dans la peau et les os, la drogue “Krokodil ” déferle sur l’Europe. Composée d’héroïne, de codéine, d’essence et de solvants de peinture, elle est considérée comme dévastatrice.

krokoooo

Sur internet, les images sont choquantes: des jambes ouvertes, des os rongés, les victimes sont nombreuses. “ Krokodil ” est une nouvelle drogue. Elle tire son nom de ses effets dévastateurs, comparables à des morsures.

Des effets 10 fois supérieurs à l’héroïne, à un coût trois fois moindre, un mélange de codéine, d’essence, de solvants: une vraie saleté!

Les effets sont particulièrement impressionnants: l’épiderme et les os du consommateur sont rongés, troués, gangrenés. L’amputation est souvent irrémédiable.

En outre, “ Krokodil ” pourrait être fatale dès sa première prise, dans certains cas. On ne laisserait à ses consommateurs que 3 ans à vivre.

Apparue en Russie, où elle compterait un million de consommateurs, elle gagnait du terrain sur l’Europe et les USA depuis 2011. Depuis, plus trop de nouvelles…

Or, selon Gawker, Krokodil serait « enfin » arrivée aux USA. Deux cas ont été signalés aux USA. Le Dr. Frank LoVecchio, qui s’exprime dans cet article, n’y va pas par quatre chemins : « Nous avons très peur. Il y aura de plus en plus de cas… »

Attention vidéo très dure !

 

http://egotusum.wordpress.com/2013/09/26/la-drogue-krododil-qui-troue-la-peau-arrive-et-les-medecins-ont-tres-peur-il-y-aura-de-plus-en-plus-de-cas-video/

L’influence américaine en Amérique latine en chute libre


Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)
Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)

Les dirigeants démocrates, du Mexique à l’Argentine, sont tellement irrités de l’influence américaine qu’ils sont maintenant prêts à prendre des mesures. C’est l’espionnage qui a déclenché ce phénomène.

L’Amérique aux Américains – c’est la pierre angulaire de la politique étrangère des États-Unis. Cette doctrine, introduite il y a 190 ans par le président James Monroe, signifie ceci : les étrangers restent en dehors  de l’arrière-cour des États-Unis. Pendant des décennies, elle [la politique étrangère américaine] a également eu de bons rapports avec les élites de l’Amérique latine. Ils ont même promu dictateurs des généraux qui aiment suffisamment Washington. Eh bien, ces jours sont désormais révolus.

Contrairement aux Européens, qui ne sont que clins d’œil et sourires complices pour les États-Unis dans le scandale de surveillance de masse, l’Amérique latine est en colère. Dans un mouvement radical, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, une modérée, a décidé d’annuler une visite d’Etat à Washington. Les gens de gauche de la région sont maintenant plus agressifs et ceux de droite ont été contraints de prendre la parole. Des experts américains peuvent insister sur le fait que l’attention est focalisée sur la Syrie, mais la révolte est en train de monter dans l’arrière-cour. Les scandales de la National Security Agency (NSA) ont fait qu’il n’était plus possible pour les dirigeants de la région de garder le silence sans passer pour des faibles.

Le camouflet du Brésil a les plus grandes implications. La décision a été prise après que Mme Rousseff ait découvert que ses communications personnelles avaient été espionnées. Chaque dirigeant sud-américain a appelé à la soutenir, y compris Juan Manuel Santos en Colombie, le seul proche allié de Barack Obama qui reste dans la région. Elle a promis d’attaquer la surveillance de masse aux Nations Unies. Boeing est désormais susceptible de perdre un contrat de 4 milliards de dollars sur des avions de chasse.

Sans le Brésil qui servait de tampon, la gauche latino-américaine s’est enhardie. Evo Morales de la Bolivie a dit qu’il allait poursuivre Obama devant les tribunaux internationaux pour violation des droits de l’homme après que Nicolas Maduro du Venezuela ait été empêché pendant quelques heures de survoler Puerto Rico. Ces deux et Rafael Correa de l’Équateur vont probablement pousser d’avantage pour faire venir Edward Snowden en Amérique du Sud. Après le décès de Hugo Chavez ils avaient besoin d’un agenda commun pour améliorer leur tactique.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)

Les révélations sur la NSA ont également eu pour effet que Cristina Kirchner de l’Argentine tende la main au Brésil pour améliorer sa défense cybernétique. Les pays de la région sont désormais attentifs à ce projet afin de développer leurs propres systèmes de messagerie : spécialement conçu pour ceux qui ne veulent pas de comptes Google et Yahoo qui permettent l’espionnage par les services de renseignement américains. Ce sont des représailles ouvertes, mais beaucoup plus de choses pourraient arriver derrière les portes closes. La présence américaine est toujours importante, mais maintenant que l’étoile de la Chine monte rapidement en tant que partenaire commercial de l’Amérique latine, la pression est sur les Etats-Unis.

L’influence américaine est si faible à l’heure actuelle que même le président conservateur Enrique Peña Nieto du Mexique a été contraint de s’exprimer et d’exiger une enquête. La pression politique ne lui donne pas d’autre alternative que de condamner la NSA pour avoir volé des données sur ses choix ministériels. Sebastián Piñera du Chili a également dû entrer dans la bataille. Ces dirigeants ne sont pas surpris par la surveillance elle-même, mais la portée de celle-ci était tout simplement trop grosse.

Les temps sont irrémédiablement en train de changer. L’Amérique pourrait être en voie d’appartenir à tous les Américains, et cela inclut aussi les Latino-Américains.

Mauricio Savarese est journaliste depuis 2003. Blogueur sur les affaires brésiliennes, il contribue à RT en anglais et en espagnol. Il a été reporter à l’agence Reuters, UOL et Yahoo.

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/spy-scandals-us-latin-america-176/

Le Texas se prépare à devenir une «nation indépendante» au cas où …


texas-mapUn éminent homme politique du Texas qui brigue le mandat de prochain procureur général de l’Etat du Texas, a déclaré cette semaine que son état se prépare activement à faire sécession de l’union pour devenir une « nation indépendante » si les Etats-Unis « s’écroule ».

Barry Smitherman, actuellement commissaire à la Texas Railroad, a fait ces commentaires dans une interview publiée dans World Net Daily (WND) lundi.

«Généralement parlant, nous avons fait de grands progrès pour devenir une nation indépendante, comme une« nation insulaire » si vous voulez, et je pense que nous voulons continuer dans cette voie afin que, si le reste du pays s’effondre, le Texas puisse fonctionner comme un entité autonome avec l’énergie, la nourriture, l’eau et les routes comme si nous étions un système en boucle fermée « , a déclaré M. Smitherman.

Il a ajouté que l’Etat est « dans une situation unique parce que nous avons les ressources énergétiques, fossiles et autres, et notre propre réseau électrique indépendant. »

«C’était un de mes objectifs à la Commission des services publics et c’est un de mes objectifs actuellement en tant que président de la Commission des chemins de fer », a déclaré M. Smitherman. «C’est pourquoi j’insiste avec tant de véhémence sur la production de pétrole et de gaz, ce qui permet de raccourcir les délais d’exécution, et à l’industrie de produire autant que possible, aussi vite que possible. »

Smitherman ajouté dans l’interview que le Texas a « été un leader très forte important dans les attaques contre l’administration Obama. »

Les observations formulées par Smitherman ont depuis été reprises par les groupes libéraux. Think Progress a publié un article rapportant ses remarques vendredi.

Les personnes commentant l’article de Think Progress semblaient heureuses à l’idée que le Texas fasse sécession.

Oliver Darcy (@oliverdarcy) sur Twitter

Traduction : Avic

http://www.theblaze.com/stories/2013/09/07/texas-politician-says-state-is-preparing-to-become-independent-nation-in-case-union-falls-apart/

Reprise de la guerre médiatique contre le Zimbabwe et Mugabe


mugabeNon le Zimbabwe ne s’apprête pas « à livrer de l’uranium à l’Iran » !
Et non le Mossad n’a pas « truqué les dernières élections au Zimbabwe pour faire gagner Mugabe » …

Je traitais précisément hier dans un éditorial de la valeur des infos diffusées par les médias de l’OTAN (1) à propos de la Syrie.
L’actualité me donne à nouveau, cette fois à propos du Zimbabwe, l’occasion de disséquer les mediamensonges des presstitutes au service de Washington.

Zimbabwe_ahmadinejad_MugabeLe président Mugabe vient de gagner les élections générales et présidentielles au Zimbawe par un K.O. technique (2) sans appel. Les observateurs de l’Union Africaine et de la SADC témoignent qu’il a gagné sans fraude dans des élections libres et ouvertes. Malgré les cris d’orfraie des ONG pro-occidentales et de leurs maîtres de Washington et Bruxelles.

L’Occident doit donc reprendre à toute vitesse la sale guerre contre le régime du président Mugabe. Il s’agit de reprendre la déstabilisation du pays, de délégitimer ses institutions et surtout de relancer la guerre économique via la reprise des sanctions contre Harare.

Moins de huit jours après la victoire de Mugabe, voilà donc la guerre médiatique contre lui qui reprend. En catastrophe par une salve de médiamensonges.

PREMIER MEDIAMENSONGE :
« HARARE S’APPRETE A LIVRER DE L’URANIUM A L’IRAN »

Le Zimbabwe n’a signé aucun contrat de vente d’uranium à l’Iran, a affirmé ce dimanche le ministre zimbabwéen des Mines, démentant une information du quotidien britannique The Times. « C’est de la fiction, le gouvernement iranien ou personne en Iran ne m’a jamais demandé de concession minière », a déclaré à l’AFP le ministre des Mines Obert Mpofu. « Ils n’ont jamais demandé de concession pour extraire de l’uranium ou d’autres minerais », a-t-il insisté.
Ajoutant sans discussion : « Le pays n’extrait pas d’uranium » !
Chimanikire-_Gift« Si Chimanikire a parlé au reporter du Times d’un accord pour exporter de l’uranium en Iran, c’était peut-être un rêve », a-t-il ironisé.

Le Times citait en effet hier samedi le vice-ministre zimbabwéen des Mines sortant, Gift Chimanikire, selon lequel « le pays aurait signé un protocole d’accord avec l’Iran prévoyant la livraison de l’uranium nécessaire pour se doter d’un armement nucléaire ». Et l’AFP ajoutait : « L’accord aurait été signé l’an dernier, alors que les Etats-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions à l’Iran, soupçonnant Téhéran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil ».

On voit ici précisément ça que valent les infos des médias de l’OTAN : infos bidonnées, témoignage inventés de toutes pièces, médiamensonges assénés avec culot.

mugabe_brthdayLa motivation du faux : fournir prétexte à la reprise des sanctions contre Harare. Le Zimbabwe est en effet toujours sous le coup de sanctions internationales visant une dizaine de personnalités dont le président Robert Mugabe, qui a été réélu le 31 juillet pour un nouveau mandat de cinq ans. Mugabe a aussi publiquement soutenu le programme nucléaire – civil – iranien.

Gift Chimanikire – qui fait partie de l’opposition avec qui M. Mugabe cohabitait depuis quatre ans, tandis qu’Obert Mpofu appartient au camp présidentiel – a lui-même dû reconnaître que l’article du Times était biaisé, selon l’hebdomadaire gouvernemental Sunday Mail. « Aucune licence (d’exploitation minière) n’a été délivrée. Je n’ai jamais dit une chose aussi stupide. (…) Nous faisons des prospections et nous n’exploitons pas d’uranium au Zimbabwe », a-t-il déclaré, selon l’hebdomadaire dominical.

Le journaliste du Times « pensait vendre son journal en écrivant des mensonges, et c’est une histoire spéculative et dangereuse. Il a juste montré une mentalité typique visant à dire des choses négatives sur le Zimbabwe », a-t-il ajouté.

DEUXIEME MEDIAMENSONGE :
« LE MOSSAD DERRIERE LA REELECTION DE MUGABE »

Zimbabwe_Mugabe_ ChavezUn deuxième médiamensonges court le net depuis 48h, et ce n’est pas un hasard. Une «société israélienne » aurait « organisé en sous-main le scrutin, connue en Afrique subsaharienne pour être proche du Mossad», via une « fraude électorale à grande échelle ».

Témoins de ces accusations … le candidat perdant – qui est celui des USA, de Londres, de l’UE, de l’OTAN … – Tsvangirai. Et une ONG, le Zimbabwe Election Support Network (ZESN), et Projects Nasini, un think tank sud-africain, tous deux proches de l’opposition et pro-occidentale.

Mugabe_KadhafiDeux questions :
– Pourquoi les observateurs de l’UA font-ils des observations inverses ?
« Les élections, compte tenu des circonstances, se sont bien passées et il n’y a pas de raison de les annuler », dit Bernard Membe, chef de la mission d’observation de la SADC (la Communauté de développement d’Afrique australe). « Une élection dans l’ensemble libre, honnête et crédible », ajoute Olusegun Obasanjo (ex-président nigérian), chef de la mission d’observation de l’UA …
– Et pourquoi le Mossad aiderait-il à la victoire de Mugabe, bête noire de l’Occident, soutien de la Cause palestinienne, de Kadhafi (3) ou de Chavez ? Et grand ami de l’Iran précisément …
Car l’Iran, et le médiamensonge frappe Téhéran aussi par la bande, est aussi la victime de cette campagne.

On voit tout de suite le sérieux de ces accusations.

LE ROLE DES OFFICINES ISRAELIENNES ET AMERICAINES

Derrière ces fausses infos on retrouve le plus souvent des officines américaines ou israéliennes – comme DEBKA ou le MEMRI, proches de Tsahal -, machines à désinformer. Et on retrouve aussi, hélas, la légèreté de « journalistes » amateurs et de blogs « non mainstream », mal formés, prêts à tout pour un titre choc ou un éphémère « scoop » bidon. Et qui répercutent de telles insanités.

debkaLe passé aurait pourtant dû les rendre plus prudents. Un exemple, lamentable, vient à l’esprit. En plein assaut de l’OTAN contre la Jamahiriya libyenne, en février-mars 2011, ces désinformateurs pathologiques avaient lancé un «scoop» : « Kadhafi avait engagé des mercenaires israéliens » (sic). Effet démobilisateur au plus grand profit de l’OTAN. C’était le temps où ces analystes foireux saluaient le «printemps arabe» et la «révolution des masses arabes» (resic), avant de retourner leurs vestes sous la pression de leur public. Derrière ce médiamensonge, déjà DEBKA … Et un Mossad qui armait discrètement le CNT à Benghazi et soutenait l’offensive médiatiquo-diplomatique du sioniste BHL.

L’information occidentale c’est l’empire du mensonge. Et pour contrer cette politique systématique du médiamensonge, il n’y a qu’une seule arme : la vérité. Même si elle est brutale, dérangeante ou (momentanément) impopulaire. « Seule la vérité est révolutionnaire » disait Lénine.

Contre le Système, ses médias aux ordres, ses presstitutes, son mur de l’argent et du silence contre ses ennemis, il faut une véritable information révolutionnaire !

Luc MICHEL

QUI SONT LES BARBARES ? PAR RENE VAUTIER


Tribune libre jacques lacaze

00271770Je filme

Ce que je vois

Ce que je sais

Ce qui est vrai

(Eluard/Vautier)

 

René Vautier est l’auteur du grand film, qui a marqué une époque et une génération: « Avoir 20 ans dans les Aurès ».

Avoir-20-ans-dans-les-Aure-sUn très grand témoin et acteur de la guerre d’Algérie, Henri Alleg, vient de disparaître. Il était l’auteur d’un livre qui a profondément marqué la France des Droits de l’Homme et du Citoyen au titre tout simple: « La question« . Dans ce livre,  il décrit minutieusement les tortures qu’il a subit par des tortionnaires français. Son crime était de combattre le colonialisme et pour l’indépendance de l’Algérie. Henri Alleg un combattant anticolonialiste pour la Liberté, la Fraternité, la Liberté pour le Communisme.

En regardant l’interview de René Vautier, remarquable document, publié par Jacques Tourtaux sur son blog, vous apprendrez que les chambres à gaz ont été inventées par l’armée coloniale française durant la conquête  de l’Algérie en particulier. C’était des grottes dans lesquelles on exterminait tout un village, hommes, femmes, enfants, vieillards et même le bétail. Hitler n’a rien inventé, il a repris les recettes de cette période et les a industrialisées, si on peut dire la chose ainsi. Le nazisme, le fascisme plongent leur racisme dans la nuit coloniale.

C’est tout simplement une vérité historique incontournable et qu’il est indispensable de dire. La vérité est Révolutionnaire. Le vrai courage est de la dire.

Car cette période est loin d’être terminée. Pour la France coloniale, l’Algérie était une terre sans peuple. Comme en réalité il y a avait un peuple, une économie prospère,  culture très développée, la solution a été d’exterminer au maximum les habitants. Exactement ce que font aujourd’hui et sur les même base idéologique: « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » les sionistes pour s’implanter en Palestine et massacrer et chasser de leurs terres et de leurs maisons les habitants Palestiniens, puis en enfermer tout une partie dans un camp de concentration à ciel ouvert nommé Gaza, tout en continuant à s’emparer des territoires palestiniens restant et des richesses de ces territoires.

On assiste aussi, actuellement à une vaste entreprise de recolonisation, de l’Afrique, du moyen orient, avec des guerres atroces des destructions sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie etc ), en se servant des forces terroristes qu’on prétant combattre par ailleurs. Cette entreprise est menée par les USA et l’Union Européenne avec le pouvoir français actuel  (ironiquement et par anti-phrase appelé socialiste et écologiste) en première ligne.

 

Source : http://www.jacques-lacaze.com/article-qui-sont-les-barbares-par-rene-vautier-119476715.html

Comment devenir une célébrité? Demandez au président iranien


Iran's chief nuclear negotiator Rohani speaks with Reuters correspondent in Tehran.Peu de dirigeants ont l’honneur de voir leur conférence de presse diffusée en direct, même en dehors de leur pays.

Le président iranien Hassan Rohani, qui a pris ses fonctions dimanche dernier et a commencé son travail par un entretien avec la presse mardi soir, est devenu en l’espace d’un instant une célébrité mondiale. Et, à première vue, il n’a rien dit d’exceptionnel, mais tout le monde réagit en retenant son souffle.

Gentil ou méchant?

Parmi les relatives nouveautés du nouveau président, on pourrait souligner l’idée concernant le maintien de la stabilité dans la région avec l’aide des voisins, ce qui sera une priorité.

Il est à noter la phraséologie de ses propos disant que les Etats-Unis doivent faire une sorte de « pas concret » pour dissiper les soupçons de l’Iran. Sans oublier qu’avec ses allures de gentil grand-père, Rohani est très apprécié par les journalistes accrédités à Téhéran.

Le reste a déjà été dit – en particulier, pendant l’investiture dimanche dernier. A savoir que les Iraniens ont besoin de changements et du progrès, qu’ils veulent être libérés de la pauvreté et de la discrimination.

Et voici un autre message pour les Etats-Unis et ceux qui veulent dialoguer avec Téhéran sur le problème nucléaire: « Les négociations doivent être équitables… si vous souhaitez une réponse positive, alors vous devez parler à l’Iran avec respect, et non pas au moyen des sanctions« .

L’Amérique, pour qui l’Iran est depuis longtemps une idée fixe, a déjà donné sa définition au nouveau dirigeant iranien. Pour commencer, on a cessé de le qualifier de réformateur en lui accrochant l’étiquette « conservateur modéré ». D’autant que Rohani lui-même a répété le terme « modération » une dizaine de fois sous forme d’une devise du début de son administration.

De plus, les Américains ont reconnu avec joie qu’il n’était pas Mahmoud Ahmadinejad.

La composition du gouvernement proposé par le nouveau président est connue (elle devra encore être approuvée par le parlement). Pratiquement tous font partie des deux cabinets antérieurs à Ahmadinejad, comme si les huit dernières années n’avaient pas existé. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a passé la moitié de sa vie aux Etats-Unis, y compris au poste de représentant permanent de l’Iran auprès de l’Onu.

Donc, tout va bien, hormis une particularité des appréciations américaines. Beaucoup de politiciens américains voudraient dire à quel point l’économie iranienne va mal, conséquence des sanctions internationales et unilatérales américaines et européennes.

Les fonctionnaires ne reçoivent pas de salaires, il n’y a pas de devises étrangères pour acheter des médicaments, on s’attend à une pénurie de nombreux produits. L’inflation a déjà atteint 42% au lieu de 32. Sachant que la majeure partie des estimations citées aux USA vient des conseillers du nouveau président.

L’Amérique n’est pas prête

On pourrait croire à tout cela si ce genre d’évaluations ne survenaient pas à chaque fois que les USA, comme à présent, lancent une campagne pour adopter de nouvelles sanctions (le congrès américain suggère précisément de nouvelles sanctions, chose qui a été évoquée à la conférence de presse).

A chaque fois, on entend dans ces situations que l’Iran est mûr, qu’il suffit de presser encore légèrement pour parvenir à ses fins sans recourir à la diplomatie. Alors pourquoi Barack Obama est-il aussi indécis, comme toujours?

D’ailleurs, ces « fins » ne sont pas encore clairement formulées aux USA. Que veut-on de l’Iran? L’abandon de ses programmes nucléaires, alors qu’en 2003, Rohani était le médiateur principal aux négociations sur le problème nucléaire… Quoi d’autre? Qu’il laisse la Syrie à la merci de l’ennemi? Mais qui arriverait ensuite au pouvoir en Syrie?

En fait, on s’imagine difficilement à quel point le nouveau président doit être « gentil » pour que l’Iran et les Etats-Unis rétablissent ne serait-ce que des relations diplomatiques rompues en 1979, après la prise d’otage de diplomates américains durant plusieurs mois, pendant la révolution.

Quoi qu’il en soit, les négociations seront difficiles. D’autant que les appréciations non américaines de la situation économique iranienne sont tout autres : en dépit des sanctions, le pays se développe « normalement et progressivement », bien qu’il existe, certes, un déclin depuis deux ans.

Cependant, cela n’est que l’une des raisons qui laisse croire que Téhéran sera bien plus intransigeant aux négociations qu’on ne le pense, et Obama n’arrivera à aucun résultat vis-à-vis de l’Iran.

Il existe également d’autres raisons, qui se sont révélées dimanche, pendant l’investiture de Rohani.

Le calme à la frontière

Regardez qui est venu assister à cette cérémonie. 52 pays y étaient représentés, mais cela a suffi à l’Iran. Notamment vu la géographie des pays qui avaient envoyé leurs dirigeants à Téhéran.

Le président afghan Hamid Karzaï. Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, et le premier ministre turc Erdogan a téléphoné à Rohani (pour demander de se rendre en visite à Téhéran). Des dirigeants de l’Irak, du Pakistan, etc. Précisément les pays voisins dont le président parlait pendant la conférence de presse.

Cette liste rappelle une réalité très simple. Très récemment, les troupes américaines se trouvaient sur les frontières ouest et est de l’Iran. Aujourd’hui, les voisins ne sont pas seulement des pays où les Américains ne sont plus présents (ou ne le seront plus en 2014), mais ce sont des régimes qui se réjouissent manifestement à chaque occasion de faire quelque chose d’antiaméricain. L’Iran est désormais dans le cercle d’amis, exception faite pour la Turquie.

Sans oublier que c’est la première fois que des invités de plusieurs dizaines de pays assistent à l’investiture d’un président iranien. Par conséquent, Rohani n’est pas Ahmadinejad. Il est plus faible en économie, mais meilleur en termes de situation du pays dans la région.

Non pas que les voisins de l’Iran puissent le prendre en charge, eux-mêmes reprenant leur souffle après la guerre. En revanche, ils sont prêts à discuter avec l’Iran de divers projets en contournant les sanctions.

Le projet de gazoduc avec le Pakistan, avec l’Afghanistan – « rapprocher les pays iranophones »… En fait, en lisant attentivement les discours des invités à la cérémonie, on constate que le thème est clair : soutenir Iran malgré toute sanction.

Le cas de la Turquie est plus compliqué. Avant Ahmadinejad, les relations entre les deux pays étaient correctes, mais aujourd’hui, lorsque la Turquie soutient l’opposition armée en Syrie – ami de l’Iran, tout a changé. Mais… le jeu repart pour un tour. On peut difficilement croire qu’un pays qui a plus de ressources de gaz que la Russie puisse se retrouver inutile pour ses voisins.

Par conséquent, le « gentil grand-père » Rohani ne capitulera pas devant l’Amérique. Mais il peut toujours trouver un terrain d’entente. Et pas seulement avec les USA. Dans les prochains mois, Téhéran deviendra probablement l’un des épicentres de la diplomatie mondiale.

Dmitri Kossyrev

http://fr.rian.ru/discussion/20130807/198956387.html

Opération terreur, qui lance l’alarme


Tribune libre Belhassen Mounir

20130804102808890Pendant qu’il joue au golf, le président Obama est tenu constamment informé : l’énième alarme terrorisme a sonné. D’un instant à l’autre la fantomatique Al Qaida peut attaquer des objectifs reliés aux intérêts étasuniens, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’état d’alerte se déclenche pour les citoyens étasuniens en voyage à l’étranger. De nombreuses ambassades USA sont temporairement fermées, tandis que les marines sont prêts à intervenir depuis Sigonella pour protéger celles qui sont en Europe méridionale.

Le mérite de cette opportune alarme revient à la Communauté d’intelligence. Elle est formée de 17 organisations fédérales. En plus de la CIA on y trouve la DIA (Agence d’intelligence de la défense), mais chaque secteur des forces armées –armée, aéronautique, marine, corps des marines- a son propre service secret. Comme l’ont aussi le Département d’état et celui de la sécurité de la patrie. Parmi ces services, en dure compétition entre eux pour s’accaparer appuis politiques et fonds fédéraux, il y a l’Agence pour la sécurité nationale. Celle-ci est spécialisée dans les interceptions téléphoniques et informatiques (celles qui auraient permis de découvrir le dernier complot terroriste), à travers lesquelles sont espionnés non seulement les ennemis mais aussi les amis des Etats-Unis, comme le confirme le « datagate » suscité par les révélations de l’ex-contractuel Edward Snowden.

En dix années l’Agence a accru d’un tiers son personnel civil et militaire en le portant à 33mille personnes, elle a doublé son budget et plus que triplé ses compagnies privées sous-traitantes, en les augmentant de 150 à 500. Son quartier général à Fort Meade (Maryland), déjà plus grand que le Pentagone, est sur le point d’être amplifié de 50%. Sont en même temps développés ses autres centres, chacun ayant son propre domaine d’intervention. Le centre qui est au Texas espionne l’Amérique centrale et méridionale ; celui de Georgie, le Moyen-Orient ; celui des Iles Hawaï, les pays de la façade pacifique, y compris Russie et Chine ; celui en Australie, toute l’Asie. Le centre en Angleterre (dont le personnel va être augmenté d’un tiers, à 2 500 personnes) espionne l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Et dans l’Utah on vient à peine de construire un nouveau centre pour la cyber guerre, c’est-à-dire pour les attaques contre les réseaux informatiques d’autres pays.

Mais la guerre dans laquelle est spécialisée l’Agence n’est pas qu’informatique. L’agence indique au Commandement des opérations spéciales, qui opère dans plus de 70 pays avec environ 70mille spécialistes de la guerre, et à d’autres unités spécialisées pour des opérations couvertes, quelles sont les personnes retenues comme dangereuses pour les Etats-Unis, à éliminer par des attaques de drones et des actions de commandos. A travers un réseau informatique crypté spécial, le Real Time Regional Gateway, l’Agence fournit aux chefs des forces armées et des services secrets la liste des « objectifs » et toutes les informations permettant de les trouver et de les abattre avec des drones ou des commandos. Elle dispose dans ce but des technologies les plus avancées, parmi lesquelles celle qui permet de localiser quelqu’un par son téléphone portable même quand il est éteint. Ces « actions létales ciblées » -souligne le président Obama (23 mai)- sont « légales » puisqu’elles « font partie d’une guerre juste, menée par autodéfense ». En font aussi partie les opérations psychologiques, renommées « Military Information Support Operations », conduites par des unités spéciales pour « influencer l’opinion publique internationale pour qu’elle soutienne les intérêts et les plans militaires étasuniens ».
Comme l’alarme terrorisme actuelle (à laquelle pourrait succéder quelque attentat signé Al Qaida), pour montrer que les USA sont sous attaque et ont ainsi le droit à l’ « autodéfense ».

Manlio Dinucci

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130806/manip2pg/14/manip2pz/344109/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio