Archives du mot-clé Vladimir Poutine

Résurrection de la Russie millénaire


Tribune libre Palestine AlQuds_15

sotchi-6-dancersDe Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sochi

Par Pr Chems Eddine CHITOUR

«La critique est aisée mais l’art est difficile» Philippe Néricault, (Destouches) comédien et auteur dramatique français (1680-1754)

Ça y est, Sotchi a brillé de mille feux! Malgré des critiques infondées, voire méprisantes de l’Occident pour amoindrir la fête. Les médias français ne sont pas en reste. Menés par le Journal Le Monde dont on s’aperçoit qu’il en rajoute pour être dans la ligne, les médias font assaut d’adoubement à l’Empire. Ce journal se permet une sentence: Vladimir Poutine ne montera pas sur le podium. Ce fut exactement le contraire! Ce fut un spectacle grandiose à la mesure de la grande Russie que l’Empire avait trop rapidement enterrée. En 12 tableaux, nous eûmes tableaux à l’histoire de l’Empire russe dont la grande révolution de 1917 ne fut qu’une étape. Lire la suite Résurrection de la Russie millénaire

Bouclier anti-missile : le fou-rire de Vladimir Poutine


CapturePoutBouclier anti-missile : Vladimir Poutine rit à la question d’un journaliste au sujet de l’hypocrisie de l’OTAN

Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que le journaliste ne comprend même pas les raisons du fou-rire de Poutine. Affligeant! Lire la suite Bouclier anti-missile : le fou-rire de Vladimir Poutine

Ukraine : la Russie va sauver le pays du défaut de paiement


378409267ccde7b8886d6cf9aed7d516-0-628-422-3374837La Russie a l’intention d’investir 15 milliards de dollars dans les titres du gouvernement ukrainien et de réduire temporairement le prix du gaz qu’elle lui vend d’une fois et demie.

C’est à ces conclusions que sont arrivés le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et le président russe Vladimir Poutine. Lire la suite Ukraine : la Russie va sauver le pays du défaut de paiement

Poutine: la Russie n’aspire pas à la superpuissance, ou à dire aux autres comment vivre


RUSSIA-POLITICS-PUTINRT, le 12 décembre 2013

La Russie ne recherche pas le rôle d’une hégémonie régionale ou mondiale, mais défendra ses valeurs et ses intérêts essentiels, a dit le président russe Vladimir Poutine. Toutes les tentatives d’en imposer aux autres nations ont échoué, a-t-il ajouté.

Le dirigeant russe a donné l’assurance que la Russie veut respecter la souveraineté et la stabilité des autres pays, alors qu’il s’adressait à l’Assemblée Fédérale, qui regroupe les deux chambres du Parlement russe. Lire la suite Poutine: la Russie n’aspire pas à la superpuissance, ou à dire aux autres comment vivre

Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise


199960574Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch  aurait signé un accord avec la Russie, selon des sources anonymes relayées par l’éditeur du magazine britannique The Economist Edward Lucas. Lire la suite Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise

Poutine, Xi discutent de coopération technologique militaire


199494978Le sommet annuel de l’APEC a gagné la stature d’un forum de consultations politiques et, à Bali, cette année, il est particulièrement intéressant dans le contexte du ralentissement de la croissance chinoise, les retombées de la paralysie administrative du gouvernement américain, les conflits régionaux, les litiges maritimes, les négociations d’accords de partenariat Trans-Pacifique, la stratégie de rééquilibrage États-Unis, etc.

Un «bilatéral» qui ressort, c’est la rencontre du président russe Vladimir Poutine avec son homologue chinois Xi Jinping. La fréquence de leurs réunions augmente. Xi a choisi la Russie pour sa première visite officielle à l’étranger après son accession à la  présidence de la Chine. Le mois dernier, Xi et Poutine ont participé à deux événements en même temps – G20 à Saint-Pétersbourg et le sommet de l’OTSC à Bichkek.

La transcription des déclarations d’ouverture à la réunion de Bali mérite une lecture attentive. Poutine a fait remarquer que la coordination sino-russe sur les questions internationales est « payante ». C’est une remarque tout en nuances de ce que Poutine a désigné comme les «questions syriennes ».

En effet, il implique la coordination sino-russe au Conseil de sécurité de l’ONU, qui a finalement amené les puissances occidentales – Etats-Unis, Royaume-Uni et la France – à se pencher sur la question syrienne.

Xi en a convenu avec Vladimir Poutine et a également mentionné la Syrie, mais, ce qui est assez intéressant, il a introduit en parenthèse le problème de Corée du Nord, où Xi dit que la Chine et la Russie ont des « positions identiques ou similaires ». En effet, Pékin compte sur le soutien réciproque de Moscou au Conseil de sécurité de l’ONU sur le problème nord-coréen.

Xi a ostensiblement manifesté son intérêt de voir la Russie jouer un « rôle important » dans la région Asie-Pacifique et dans « l’intensification » de la coopération russo-chinoise. Il a fait part de l’acceptation de la Chine à la proposition russe pour célébrer ensemble le 70e anniversaire de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale, qui, dans l’estimation de Pékin a une certaine résonance avec le militarisme perçue du point de vue du Japon. La Russie et la Chine ont des préoccupations communes sur le déploiement du système de défense antimissile des États-Unis au Japon .

Tant Poutine que Xi ont mis l’accent sur la coopération dans « certains domaines très sensibles » (Poutine) tel que la technologie militaire. Du point de vue indien, c’est d’un intérêt particulier.

Mais alors, comme on dit, ce qui est bon pour l’un est bon pour l’autre. Il semble qu’il se passera un certain temps avant que le partenariat américano-indien, qui en est à ses débuts, ait un impact sur la coopération sino-russe en matière de technologie militaire, que Moscou avait toujours freinée.

Bien sûr, la Chine a énormément à gagner si elle accède à la technologie militaire de la Russie. Cependant, à la lumière de la déclaration conjointe sur la coopération de défense de l’Inde et des États-Unis le 28 Septembre 2013 publié à Washington lors de la visite du Premier ministre Manmohan Singh, comment l’Inde pourrait-elle alors avoir des brûlures d’estomac?

La déclaration américano-indienne souligne, «Les États-Unis et l’Inde partagent des intérêts communs de sécurité et chacun place l’autre au même niveau que ses partenaires les plus proches. » C’est bien au-delà de ce que disent Poutine ou Xi lors de leur réunion à Bali concernant la coordination russo-chinoise.

M K Bhadrakumar

Traduction Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/10/08/putin-xi-moot-military-technology-cooperation/

Sergueï Lavrov : « La résolution adoptée sur la Syrie ne permet pas la moindre ambiguïté »


Après deux ans de désaccords et de débats, le Conseil de sécurité des Nations unies a finalement adopté, le 27 septembre, une « résolution historique » sur la Syrie. À l’origine de cette initiative : la proposition de la Fédération de Russie pour l’établissement d’un contrôle international sur les armes chimiques syriennes, dans le but de les détruire. Juste après le vote au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est confié au correspondant de Kommersant : il explique comment les partenaires de la Russie ont tenté de revenir sur les accords passés, et ce qui pourrait menacer le bon déroulement du processus de désarmement en Syrie.

GA pm

Kommersant : Le secrétaire d’État américain John Kerry a qualifié l’accord sur la Syrie de « résolution historique », tandis que le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius déclarait que « le Conseil de sécurité légitimait enfin son existence ». Que pensez-vous de ces jugements ?

Sergueï Lavrov : Nous nous efforçons, quant à nous, de ne pas interpréter les décisions prises : celles-ci parlent d’elles-mêmes. Et toute personne normalement constituée le comprendra en en prenant connaissance. Vous savez, c’est une tradition, en diplomatie : après l’obtention d’un consensus, chacun commente ce qui lui semble nécessaire.

C’est d’ailleurs ce que nous avons fait nous aussi, en soulignant dans notre intervention que la résolution adoptée ne se référait pas à l’article 7 [de la Charte de l’ONU. L’article 7 est celui qui justifie l’emploi de la force, ndlr]. C’était là que résidait le principal enjeu, et la résolution adoptée ne permet pas la moindre ambiguïté.

Nous avons également souligné que les dirigeants syriens avaient rejoint de leur propre gré la Convention pour l’interdiction des armes chimiques. Et peu importe ce qui les y a poussés. D’aucuns affirment qu’ils l’ont fait sous la menace des frappes, mais cela ne m’intéresse pas – c’est le résultat qui compte. Le gouvernement syrien a demandé à appliquer cette convention plus tôt que ce que le protocole exige : non au bout d’un mois, comme c’est le cas d’habitude, mais immédiatement. Et il a en pratique, avant de devenir formellement membre de la Convention et plus tôt que la date butoir, présenté un rapport sur son arsenal chimique. C’est le président [Vladimir Poutine, ndlr], après sa rencontre avec Barack Obama à Saint-Pétersbourg, qui a tout fait pour rendre possible ces processus : désamorcer, placer sous contrôle international et finalement détruire les armes chimiques encore existantes dans le monde.

Il tenait également du principe, pour nous, que le Conseil de sécurité nomme des responsables pour les procédures de destruction des armes chimiques, notamment pour assurer la sécurité des personnes qui travailleront sur place. Cette responsabilité repose avant tout sur le gouvernement syrien, puisqu’il est le premier garant de la sécurité sur le territoire de son État. Cependant, cela relève aussi de la responsabilité de l’opposition : elle devra prendre part à tous les processus qui se dérouleront sur les territoires qu’elle contrôle.

Autre point important : la résolution précise que les armes chimiques ne doivent en aucun cas passer aux mains d’acteurs non-gouvernementaux, c’est-à-dire précisément de l’opposition syrienne et de ses troupes. Les États voisins de la Syrie ont attiré l’attention générale : toute tentative d’utiliser leurs territoires pour ravitailler l’opposition en armes chimiques serait inadmissible.

Quant à dire que cette résolution contraint tel ou tel à faire ceci ou cela ou qu’elle signe un réveil du Conseil de sécurité : c’est faire plaisir à la conjoncture. Ceux qui énoncent ce genre d’interprétations partent probablement du fait que leur opinion publique souhaite entendre telle ou telle appréciation de la situation. Ou encore qu’une partie de l’opinion doit être persuadée que les représentants du pouvoir exécutif ont fait ce qu’il fallait.

Je considère tout cela avec philosophie. L’important – et je ne me lasserai pas de le répéter – est que la résolution adoptée correspond totalement aux accords qui ont été négociés avec John Kerry à Genève [du 12 au 14 septembre, ndlr]. Ces accords stipulaient que c’est l’Organisation pour la destruction des armes chimiques (OIAC) qui serait la structure dirigeante pour la mise en œuvre des missions de transfert de contrôle, d’inventaire et de détermination des moyens de destruction des arsenaux chimiques syriens. Cette structure a pris sa décision – une décision strictement professionnelle [sur la Syrie, ndlr] – quelques heures seulement avant le vote au conseil de sécurité de l’ONU.

Kommersant : Mais comment se fait-il qu’après trois jours de négociations-marathon à Genève, où vous sembliez vous être entendus sur à peu près tout avec M. Kerry, il vous ait encore fallu deux semaines pour régler ces mêmes points ?

Sergueï Lavrov : On touche ici à deux aspects. Premièrement, ce que nous avons réglé à Genève ne constituait pas un document juridique aux termes contrôlés, ces termes habituellement employés dans les décisions officielles des organisations internationales. La langue de Genève, même si elle s’approchait au maximum de cette formulation, nécessitait d’être détaillée.

Deuxièmement, nos partenaires américains ont tenté – et ce serait un péché que de le cacher – de tout de même revenir sur l’accord et au fameux article 7. Les négociations ont ainsi pris un peu plus de temps. Au final, je suis content que nous soyons restés fidèles à l’accord genevois, dont la signification est cruciale.

Kommersant : Pourtant, la résolution évoque tout de même les conséquences d’éventuelles infractions.

Sergueï Lavrov : Oui. Nous avons écrit que toute infraction, commise par n’importe laquelle des parties – gouvernement ou groupes d’opposition – devrait, après une enquête soigneuse, être rapportée au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela concerne aussi, que Dieu nous en préserve, l’emploi d’armes chimiques, quelles qu’elles soient. Si nous sommes tout à fait certains qu’une des parties a commis une infraction ou fait usage d’armes chimiques, nous serons alors prêts à prendre une décision en vertu de l’article 7. C’est inscrit dans nos obligations. Mais nous n’achèterons rien les yeux fermés : comme quand on a tenté, lors de l’épisode du 21 août [les bombardements sur Damas, ndlr], de nous faire admettre qu’il était parfaitement clair pour tous que l’affaire était signée de la main du gouvernement.

Kommersant : Les États-Unis assurent pourtant détenir « des milliers de preuves ».

Sergueï Lavrov : On ne nous en a présenté aucune. Alors que nous avons présenté, nous, à l’inverse, des preuves (obtenues par nos canaux, notamment provenant des Syriens et de sources indépendantes) qui conduisent à la conclusion que l’affaire est bien signée de l’opposition. Et nous soupçonnons sérieusement que ce genre de tentatives seront encore à l’œuvre.

Kommersant : Des tentatives de provocation ?

Sergueï Lavrov : Oui. Nous avons souligné, en réunion des cinq membres permanents de Conseil de sécurité avec le secrétaire général de l’ONU ainsi qu’en séance du Conseil de sécurité lui-même, que les États qui sponsorisent l’opposition sur les plans politique, financier et militaire (en lui fournissant des armes) portent la responsabilité de cette opposition. Ce sont eux qui répondent du fait qu’elle ne tente pas de mettre la main sur de quelconques réserves d’armes chimiques, ne cherche pas à s’en procurer à l’extérieur ni ne s’efforce d’organiser une provocation à l’intérieur de la Syrie afin d’en rejeter la faute sur le gouvernement, ce qui provoquerait la colère universelle et, par là-même, des frappes sur la Syrie. Il me semble que nous sommes sur la voie juste.

Kommersant : Quelles sont les actions à entreprendre pour passer directement à la destruction des armes chimiques ? On a déjà entendu dire que les premiers inspecteurs de l’OIAC se rendraient en Syrie dès le 1er octobre. 

Sergueï Lavrov : Effectivement. Un premier groupe de 10-12 inspecteurs se rendra en Syrie en qualité de quartiermeister. Ils devront déterminer où se baser et comment travailler. Sur place, ils établiront le contact avec le gouvernement syrien, qui a déjà désigné la personne responsable qui sera chargée de les aider. Les inspecteurs sont en possession de la liste de sites [du programme militaire chimique, ndlr] présentée par le gouvernement syrien. La liste a été reconnue satisfaisante, mais les inspecteurs pourront voir surgir des questions supplémentaires. Les Syriens y répondront.

Ensuite, les inspecteurs décideront du personnel supplémentaire qui sera chargé de pénétrer sur les sites. Il est extrêmement important d’assurer la sécurité de ce groupe. Ce sont avant tout les forces de l’ordre syrienne qui s’en occuperont. Mais la résolution exige aussi des choses de l’opposition : il faut, sur les territoires attenants aux districts qu’elle contrôle, qu’elle ne crée pas de menace pour la sécurité et la vie des inspecteurs.

Kommersant : Quand saura-t-on où et comment les armes chimiques seront détruites ?

Sergueï Lavrov : Ce sera aux professionnels d’en décider. Il faut qu’ils voient les choses de leurs propres yeux et déterminent quelles substances toxiques peuvent être anéanties sur place, et ce qu’il faut pour le faire. Il est possible que les Syriens détiennent la puissance nécessaire, bien que j’en doute. Il existe la possibilité – et on y fera certainement appel – d’utiliser des dispositifs mobiles pour détruire certaines substances toxiques précises. Les États-Unis, ainsi qu’un certain nombre d’autres pays, possèdent ce genre de dispositifs.

En outre, l’accord genevois et la résolution du Conseil de sécurité mentionnent la possibilité de transférer une partie des substances toxiques afin de les détruire à l’étranger. Il était très important de fixer ce point dans la résolution, étant donné que la Convention pour la destruction des armes chimiques n’envisage pas cette possibilité. Selon la Convention, en effet, les armes doivent être détruites sur le territoire des pays qui les ont produites et qui les possèdent. Mais désormais, nous avons tous les choix. Les inspecteurs professionnels se rendront compte sur place de la façon dont il faudra combiner ces possibilités.

Kommersant : Un certain nombre de pays ont déjà annoncé qu’ils étaient prêts à soutenir financièrement l’opération de destruction des armes chimiques syriennes.

Sergueï Lavrov : Oui, il faudra évidemment de l’argent.

Kommersant : La Russie est-elle prête, elle aussi, à y allouer une certaine somme ?

Sergueï Lavrov : La décision du conseil exécutif de l’OIAC confie au directeur général de la structure la mission d’élaborer la partie financière de toute l’opération. C’est une charge nouvelle qui pèse sur l’OIAC, et il faudra, évidemment, de l’argent. Cet argent n’a pas été prévu au budget, les événements se sont enchaînés avec une extrême rapidité. La décision du conseil exécutif contient également un appel aux États, pour des dons volontaires. Je pense que la Fédération de Russie participera financièrement, dans tous les cas, à tout cela. Mais le plus important, c’est que nous participerons aussi, avec notre personnel, à l’activité d’inspection et à toute autre forme de présence internationale qui pourra être proposée par le secrétaire général de l’ONU.

Traduit par

Syrie: Joli coup marketing pour l’armement russe


almaz_antey00Punching-balls favoris de la presse occidentale, la Russie et Vladimir Poutine sont l’objet depuis quelques jours de dizaines d’articles saluant –à contrecœur- la manœuvre diplomatique qui a permis au Kremlin de reprendre la main dans le dossier syrien en coupant l’herbe sous le pied de Barack Obama et de François Hollande.

Hypnotisés par le dossier des armes chimiques et la problématique de la sortie de crise, les journalistes n’ont toutefois pas encore souligné que le succès russe était à multiples facettes et qu’au-delà de l’horizon immédiat, celui des frappes évitées et d’une fragile esquisse de règlement politique, les industriels russes de la défense ont de quoi se réjouir.

Car la défaite franco-américaine doit autant aux systèmes de défense sol-air russes équipant l’armée syrienne qu’à la finesse de Lavrov et à l’inflexibilité de Poutine. Si depuis deux ans et demi « l’Occident » menace sans jamais passer aux actes, c’est parce qu’on sait aussi bien à Washington qu’à Paris que la réédition d’opérations aériennes similaires à celles qui ont frappé la Serbie, ou la Libye, n’est pas possible en Syrie, à moins d’accepter des pertes élevées, tant du point de vue des avions de combat que des pilotes.

Les paramètres de la guerre aérienne ne sont plus les mêmes que lors de la crise du Kosovo : De 3 000 mètres d’altitude à cette époque, le plafond de sécurité est passé à 10 000 mètres en Syrie, voire 14-15 000 mètres selon les configurations. Quant à l’allonge des armes syriennes, elle est susceptible de contraindre tout avion à engager son objectif à plus de 50 kilomètres de distance afin d’opérer hors du champ de la menace. « L’Occident  » fait face à une défense moderne, disposant de missiles et de radars puissants, complémentaires et redondants, constituant un maillage serré, difficile à neutraliser sans accepter les risques d’importants dommages collatéraux et d’une longue campagne aérienne.

Dans ce contexte le tapage fait autour de la livraison ou non des S-300 à Damas prête à sourire : Missiles performants, ils ne changeraient rien, en définitive, s’ils étaient présents sur zone. Ils rendraient plus improbable encore une opération aérienne, mais ne pourraient s’opposer à une frappe menée à distance avec des missiles standoff comme les Tomahawk américains et les Scalp français. En annonçant qu’il renonçait à leur livraison Vladimir Poutine a convaincu l’opinion internationale qu’il faisait un geste d’apaisement alors qu’il ne concédait rien sur le fond…Sauf du point de vue israélien mais c’est un autre débat.

Quoi qu’il en soit la leçon a été retenue par tous les régimes susceptibles, à moyen ou long terme, d’être menacés par les Etats-Unis et leurs alliés : Tout Etat disposant d’un dispositif sol-air performant dispose d’un réel pouvoir de dissuasion vis-à-vis d’Occidentaux répugnant de plus en plus à s’engager dans des conflits de haute intensité. Or le seul pays en mesure de fournir ces outils de défense est –pour l’heure-  la Russie, avec un atout majeur, le groupe Almaz-Antey.

Ce dernier, spécialiste des défenses sol-air et antimissiles, est le leader mondial du secteur. Avec un chiffre d’affaires 2012 de 5,724 milliards de dollars sur le segment de la défense, en hausse sur un an de 62%, il s’est hissé l’an dernier à la quatorzième place du fameux classement des 100 premières entreprises mondiales de l’armement établi par l’hebdomadaire américain Defense News. Constructeur des fameux S-300, il développe une série de matériels susceptibles de démultiplier les capacités des défenses futures : S-400, S-500, Morfeï…Des matériels pris très au sérieux par l’ensemble des observateurs étrangers.

Certes, la priorité, pour l’heure, est à la modernisation des capacités de défense russes, non à l’export. Il n’en demeure pas moins que toute règle souffre des exceptions. Et que les enjeux financiers et diplomatiques sont tels que l’on peut compter sur Rosoboronexport pour convaincre le Kremlin de saisir les opportunités qui se profilent. Celles-ci sont colossales. L’Irak et la Libye après avoir gelé des contrats d’armements avec la Russie d’un montant total supérieur à huit milliards de dollars semblent prêts à réviser leur position. Or ces contrats incluent des systèmes sol-air. Téhéran, si un accord est trouvé avec Moscou quant au litige portant sur le précédent contrat S-300 annulé, pourrait finalement acquérir les missiles tant convoités. Et la liste des prospects est longue.

L’avenir s’annonce donc radieux pour Almaz-Antey et les exportations d’armes russes. D’autant que le marché de la défense aérienne « traditionnelle » va sans doute être supplanté dans les années à venir par celui de la défense antimissiles balistique (DAMB), de nombreux Etats se considérant de plus en plus menacés par la prolifération des missiles sol-sol. Sur ce segment aussi la Russie est en pointe. Elle dispose en conséquence de solides chances de conquérir une part importante d’un marché extrêmement rémunérateur et, une fois encore, crucial du point de vue des enjeux diplomatiques.

 

Philippe_Migault« Polemos pater panton » par Philippe Migault
Philippe Migault est Directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et stratégiques (IRIS).

Ses principaux domaines d’expertise sont les questions diplomatiques et stratégiques, les conflits armés et industries de l’armement.

Ria Novosti

via Al Manar

Poutine ouvre le débat sur l’arme nucléaire israélienne


В.Путин на заседании дискуссионного клуба "Валдай"Le président russe, Vladimir Poutine, a fait un pas en avant pour défendre la position de son pays par rapport à la crise syrienne, et a introduit dans le débat, hier, une nouvelle dimension, celle du nucléaire israélien. S’exprimant lors d’une rencontre avec des experts russes et internationaux à Valdaï (nord-ouest de la Russie), le chef du Kremlin a souhaité «rappeler» que l’arsenal chimique de la Syrie était apparu comme une «alternative» à l’arme nucléaire israélienne, ajoutant qu’Israël n’avait «pas besoin» de cette arme.

«Je ne peux pas assurer à 100% que nous réussirons à mener à son terme le plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, mais tout ce que nous avons vu ces derniers jours inspire confiance sur le fait que c’est possible et que ce sera le cas», a déclaré M. Poutine. «La Syrie s’est dite prête à adhérer, et se considère déjà comme adhérente de la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques», a-t-il souligné, en saluant ces «pas concrets» de Damas.

M. Poutine a par ailleurs qualifié de «provocation habile» l’attaque chimique commise le 21 août près de la capitale syrienne. «Nous avons toutes les raisons de croire que c’est une provocation habile», a déclaré M. Poutine, en affirmant notamment que de vieux obus de fabrication soviétique, qui ne sont plus utilisés par l’armée syrienne, figuraient dans ce dossier.

« Nous n’avons en Syrie aucun intérêt particulier pour lequel nous essayons d’y maintenir le gouvernement en place », a souligné le chef de l’Etat russe, ajoutant qu’en s’ingérant dans la situation autour de la Syrie, la Russie s’appliquait tout simplement à affirmer les principes du droit international.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà promis mercredi que la Russie transmettrait au Conseil de sécurité de l’Onu des preuves fournies par Damas de cette «provocation» qui visait selon lui à susciter des frappes occidentales.

Par ailleurs, le premier vice-directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Sergueï Smirnov, a déclaré qu’entre 300 et 400 mercenaires russes combattent en Syrie dans les rangs de l’insurrection. « Nous estimons que 300 à 400 personnes ont quitté le territoire de notre pays pour s’y rendre (en Syrie) et elles finiront par rentrer. Cela représente, naturellement, un grand danger », a indiqué le responsable.

Mercredi, le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, avait affirmé que 130 français combattent dans les rangs des extrémistes syriens, soulignant que leur retour en France était une source d’inquiétude en raison du danger potentiel qu’ils peuvent représenter.

Ces mises en garde interviennent alors qu’Al-Qaïda a lancé une vaste offensive en Syrie pour prendre le contrôle de zones tenues par les rebelles syriens (Voir Mediarama numéro 425).

Sur un autre plan, le navire amiral de la Flotte russe de la mer Noire, le croiseur lance-missiles Moskva, a pris le commandement de l’escadre russe déployée en Méditerranée, a annoncé vendredi aux journalistes le porte-parole de la Flotte de la mer Noire, le capitaine de vaisseau Viatcheslav Troukhatchev.

« Après avoir achevé sa mission en Atlantique […] le croiseur Moskva est arrivé au point où il devait rencontrer les bâtiments de l’escadre russe déployée dans l’est de la Méditerranée. A l’heure actuelle, le croiseur abrite l’état-major du commandement opérationnel de l’escadre qui regroupe des navires relevant des flottes de la mer Noire, de la Baltique et du Pacifique », a déclaré le porte-parole.

Cliquer pour accéder à mediarama-426.pdf

François Fillon ou le retour à un certain Gaullisme ?


974622-1155028Oh gaullisme est un bien grand mot. Je ne pensais d’ailleurs pas  qu’un jour il soit possible d’accoler ce mot à quiconque a travaillé avec Sarkozy, encore moins au premier d’entre eux, son premier ministre. Car enfin, c’est tout de même le gouvernement de François Fillon qui a démoli l’un des principaux signes du Gaullisme, l’indépendance militaire de la France, en intégrant le commandement intégré de l’OTAN et en s’alignant (se subordonnant) au bloc anglo-saxon.  Ne parlons pas des mille et une autres petites choses qui auraient fait hurler le pauvre De Gaulle.

Ceci étant dit, le Fillon nouveau semble vouloir se sortir de cet état de fait et redonner à la France son statut oublié. Cela passe d’abord par la dénonciation de son positionnement servile vis-à-vis des Etats-Unis, en attendant de pouvoir lui redonner son identité, la vraie, pas cette identité factice suscitée par son ex-patron, essentiellement basée sur des discussions stériles  sur une pseudo-pureté gauloise, qui n’a jamais existé, menacée par des hordes de musulmans venus du sud.

Cette dénonciation prend d’autant plus de poids qu’elle est réitérée en présence de Vladimir Poutine  à Moscou, au club international de discussion Valdaï auquel il était invité. Tout en souhaitant que « la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise« , il a loué le ‘’rôle positif’’ de la Russie dans la crise syrienne. Ça rappelle fortement l’attitude de De Gaulle qui, en pleine guerre froide, cherchait désespérément à réchauffer les relations avec le bloc de l’Est, allant jusqu’à parler d’une ‘’Europe de l’Atlantique à l’Oural’’.

Tous les ingrédients du gaullisme de François Fillon sont en train de se mettre en place. A une question de Poutine pour savoir si Fillon allait se présenter aux futures présidentielles, il a fini par répondre que cela n’était pas exclu. Gageons que, le moment venu, le candidat de la droite ne sera autre que notre cher gaulliste fraichement façonné.  Tout comme on a Mitterrandisé Hollande dans ses postures, son phrasé et ses manières, on est peut-être en train de construire la relève dans le ‘’camp opposé’’ en se référant à ce que ce camp a de plus emblématique dans l’inconscient populaire. Qui mieux que De Gaulle peut être cet emblème ? Il faudra peut-être s’attendre à voir Fillon réveiller quelques images enfouies dans nos mémoires, comme les bras levés en V, par exemple ou refaire le coup de l’appel du 18 Juin, que Chirac avait utilisé en son temps en 1978 avec son appel de Cochin.

Osons quelques réflexions. Si François Fillon est en train de se faire préparer pour la prochaine présidentielle, François Hollande a déjà compris, pour avoir lui-même été préparé de la sorte, que son mandat ne sera pas renouvelé. Cela voudrait donc dire qu’il est dispensé de jouer la comédie aux français pour se faire réélire, puisque, de toute façon, il ne le sera pas. La France entière pourrait descendre dans la rue pour protester contre ses décisions, il ne serait pas obligé d’en tenir compte. Manif pour tous en est une bonne illustration. Autant nous faire tout de suite à l’idée que, jusqu’en 2017, François Hollande et son régime feront ce qu’ils voudront et comme ils le voudront, indépendamment de la volonté du peuple français.

Et  nous, pauvres citoyens qui croyions que par les sanctions électorales nous pouvions faire plier nos gouvernants !

Avic

Pourquoi Moscou ne peut plus perdre la bataille diplomatique


186510338L’article de Vladimir Poutine publié hier dans le New York Times….[A Plea for Caution From Russia Voir plus bas en fr]… et la réponse malveillante d’une « source de l’administration Obama » font penser à une chose qui est passée inaperçue dans le tourbillon des événements autour de la Syrie. A savoir, comment la diplomatie de Moscou concernant la Syrie a réussi à placer la Russie dans une situation forcément gagnante ?

En général tous les commentateurs pointent du doigt les erreurs commises sur un dossier – ici comment Obama s’est retrouvé dans une situation où, quoi qu’il fasse, tout ira mal.Peu d’observateurs, par contre, s’intéressent à l’analyse des succès. C’est bien dommage car cette démarche peut être très utile.

La fausse joie de la Maison blanche

L’article de Poutine déploie des idées assez habituelles pour le lecteur russe, mais qui avaient du mal à parvenir jusqu’aux Américains et même aux Européens. Aujourd’hui c’est chose faite.Et voici ce que répond une « source anonyme de la Maison blanche » à la publication du président russe : « Poutine a fait une proposition et désormais c’est sa zone de responsabilité. Il s’est totalement impliqué dans le désarmement de la Syrie et… il doit faire ce qu’il a promis ». Rappelons qu’il est question de l’initiative russe de placer sous contrôle les armes chimiques syriennes, en coopération avec les USA et avec l’accord de la Syrie.

On ne peut en fait pas se réjouir aussi sincèrement de voir Poutine se retrouver dans la même situation qu’Obama. Car cette source a tort sur toute la ligne : la position de la Russie est complètement différente. Elle est, en fait, sans précédent. Quoi que fasse la Russie sur le plan syrien ou moyen-oriental, elle ne peut plus perdre. Bien que dans certaines situations elle n’ait rien à gagner. C’est de l’art.

Supposons qu’Obama et quelques uns de ses amis refusent d’évoquer la Syrie et continuent de préparer leur attaque qui, comme ils le savent pertinemment, est inutile mais pourrait entraîner de lourdes conséquences. Dans ce cas la Russie ne perdrait rien. Et en supposant qu’elle joue « contre » les USA ou les Européens en cherchant à les affaiblir, elle serait vraiment gagnante.

Pour le contraste, voici la situation diplomatique inverse, dans laquelle il est impossible de gagner. Elle ne concerne pas Obama, qui avait promis d’attaquer la Syrie si les autorités locales utilisaient l’arme chimique, et qui aurait découvert qu’en réalité ce n’est pas du tout le gouvernement syrien qui en avait fait usage. Je fais allusion à la Russie et Edward Snowden, qui a passé plus d’un mois dans la zone de transit de Cheremetievo. Voilà une situation où il était impossible de gagner. Le remettre aux Américains ? La Russie serait devenue la risée du monde entier, sans parler du fait que cela est contraire à la législation nationale. Le laisser entrer en Russie (ce qui s’est produit) ? Moscou n’en avait pas besoin et les Américains se voyaient forcés d’aller au conflit avec le Kremlin.

Une chose est réconfortante. L’affaire Snowden s’est simplement produite. Tandis que les bases de la position gagnante russe sur la Syrie ont été posées depuis des années. Le succès vient souvent d’une politique réfléchie et pas d’actes convulsifs.

Prévoir le succès à long terme

Il est encore possible de retrouver aujourd’hui sur internet les appréciations méprisantes des « experts » russes disant que Moscou avait mal réagi au début du Printemps arabe. Ces « experts » s’indignaient : comment peut-on s’accrocher au passé, aux régimes militaires et aux dictateurs obsolètes ? Bien sûr selon eux, il fallait immédiatement se reprendre et commencer à se lier d’amitié avec les nouvelles forces vives de la région, même s’il s’agissait des Frères musulmans. On ne sait jamais, ils pourraient pardonner ! Nicolas Ier se comportait de la même manière et luttait contre toutes les révolutions en Europe : on sait comment il a fini !

Mais à l’époque de Nicolas les révolutions n’étaient pas des processus dirigés, qui plus est par les technologies actuelles, utilisées pour faire sortir dans la rue une foule qui ignore même à qui tout cela profite.

En fait, la Russie n’a pas échoué sur ce plan. En revanche la situation qui a débuté en 2010-2011 était bien sans précédent et les débats, à l’origine, visaient à comprendre pourquoi les « occidentalistes » utilisaient leurs technologies informatiques pour renverser des régimes amis. Puis on a découvert que personne n’avait le monopole de ces technologies, que les initiateurs n’étaient pas les « occidentalistes » mais les « orientalistes » qui avait senti l’affaiblissement des USA et de l’Europe.

Et au final certains pays arabes, qui veulent « remettre les choses au clair » avec les Iraniens, les Syriens et d’autres régimes indésirables comme celui de Kadhafi en Libye, utilisent l’Occident prétendu tout-puissant comme une « call girl », pour bombarder telle cible et s’en aller. Moscou ne s’est pas retrouvé dans une telle situation et ce n’est certainement pas une perte.

Il ne faut pas non plus oublier la Libye : à la veille de l’opération libyenne au printemps-été 2011 la Russie avait cédé aux arguments des USA et des ses alliés en ne bloquant pas la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte avait ensuite été utilisé de manière perfide pour justifier l’opération militaire de l’Otan, au grand bonheur des « reconstructeurs arabes du Moyen-Orient ». C’était une défaite pour la Russie, au moins morale. Mais elle a servi de leçon.

Voyons aujourd’hui qui la Russie a en face d’elle. Moscou ne se bat pas au Moyen-Orient contre les USA ou l’Europe – c’est désormais clair. Elle se bat pour le droit international mais aussi pour que son application corresponde à la disposition réelle des forces dans le monde. Elle n’a pas besoin d’aider Obama à s’embrouiller davantage dans sa politique au Moyen-Orient.

Imaginez que l’opération américaine commence en Syrie et qu’il devienne soudainement impossible d’ignorer que l’attaque chimique dans la banlieue de Damas du 21 août a été perpétrée par l’opposition syrienne… Moscou, avec son attitude actuelle, sauve en quelque sorte Obama d’une situation insupportable. Parce que la Russie n’a pas besoin de sa défaite. Elle le préfère sympathique et heureux.

Selon un journaliste du NYT, « Poutine a soudainement fait de l’ombre à Obama en tant que leader mondial dictant l’ordre du jour de la crise syrienne. Il a réaffirmé les intérêts de la Russie dans la région, où ils avaient été marginalisés après l’effondrement de l’URSS ».

Après tout, on ne peut pas être toujours au service des autres – il faut bien parfois s’occuper de soi-même. Mais je le répète, les racines du succès russe d’aujourd’hui ont été plantées en

2010-2011, lorsque chaque pays a décidé comment il réagirait au Printemps arabe.

Dmitri Kossyrev

http://fr.rian.ru/discussion/20130913/199293279.html

Vladimir Poutine s’adresse au peuple américain


La-lecon-de-Vladimir-Poutine-aux-Americains_article_landscape_pm_v8Les récents événements concernant  la Syrie m’ont incité à parler directement au peuple américain et ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos sociétés.

Nos relations sont passées par différentes étapes. Nous nous sommes dressés l’un contre l’autre pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi, une fois, été des alliés, et avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation universelle internationale – l’Organisation des Nations Unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devraient se produire que par consensus et, avec le consentement de l’Amérique, le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. Cette profonde sagesse a maintenu la stabilité des relations internationales pendant des décennies.

Personne ne veut que l’Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait un véritable levier. Ceci peut arriver si des pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

La frappe potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des responsables politiques et religieux de premier plan, dont le Pape, se traduira par plus de victimes innocentes et une escalade qui peut propager le conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une frappe augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et ensuite déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Elle pourrait déséquilibrer l’ensemble du système du droit et de l’ordre international.

La Syrie n’est pas en train de vivre une bataille pour la démocratie, mais un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques champions de la démocratie en Syrie . Mais il y a bien plus qu’il n’en faut de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d’Etat des Etats-Unis a désigné le Front Al-Nusra Al et l’Etat islamique d’Irak et du Levant, combattant avec l’opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par les armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Les mercenaires venant des pays arabes luttant là-bas, et les centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont pour nous un sujet de profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie? Après tout, après avoir combattu en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Cela nous menace tous.

Depuis le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d’élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous avons besoin du Conseil de sécurité des Nations Unies et nous croyons que la préservation de la loi et de l’ordre dans le monde complexe et turbulent d’aujourd’hui est l’une des rares façons d’empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi reste la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces de l’opposition, pour provoquer l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports que les militants préparent une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire dans les conflits internes dans les pays étrangers est devenue monnaie courante pour les États-Unis. Est-ce dans l’intérêt de l’Amérique à long terme ? J’en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais comme un pays s’appuyant uniquement sur ​​la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan «vous êtes avec nous ou contre nous».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de personnes établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement voudrait répéter les erreurs récentes.

Peu importe comment seront ciblées les frappes ou la sophistication des armes, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas compter sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous en étions restés aux pourparlers sur la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu’en réalité ils avaient été laminés.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et reprendre le chemin des règlements diplomatiques et politiques civilisés.

Une nouvelle opportunité pour éviter une action militaire a émergé ces jours-ci. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour sa destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama, les Etats-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord en Juin, et orienter le débat pour revenir aux négociations.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer l’atmosphère dans les affaires internationales et renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à la coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec sa notion de l’exceptionnalisme américain, quand il affirme que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel ». (*) Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle qu’en soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, riches et pauvres, ceux qui ont une longue tradition démocratique et ceux qui cherchent encore leur voie vers la démocratie. Leurs politiques aussi sont différentes. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir V. Poutine président de la Russie.

Traduction : Avic

New York Times

Note :

(*) – (NDT : nouvelle notion de la Race Supérieure ?)

La Russie et la Chine signent un contrat de livraison de gaz russe


Nous vous l’annoncions dans l’article de Valentin Vasilescu du 3 septembre. C’est fait; la Russie et la Chine ont signé.

Le groupe russe Gazprom et la Compagnie nationale pétrolière chinoise (CNPC) ont signé un contrat de livraison de gaz russe à la Chine en marge du sommet du G20. La cérémonie s’est déroulée en présence du président chinois Xi Jinping et de son homologue russe Vladimir Poutine. Lire la suite La Russie et la Chine signent un contrat de livraison de gaz russe

Poutine en appelle au Prix Nobel de la Paix et non au Président des Etats-Unis


obama-nobel-930_scalewidth_630Avant de décider de frapper la Syrie, les Etats-Unis devraient se rappeler leurs opérations d’autrefois qui n’ont  réglé aucun problème dans le monde, a estimé samedi devant les journalistes à Vladivostok (Extrême-Orient) le président russe Vladimir Poutine.

« On doit se souvenir des événements de ces dernières décennies, se rappeler combien de fois les Etats-Unis ont pris l’initiative de conflits armés dans différentes parties du monde », a déclaré M.Poutine vouloir dire, si possible, par téléphone à son homologue américain, en s’adressant à lui non comme au président des Etats-Unis, mais comme au prix Nobel de la paix. « Est-ce que cela a résolu au moins un seul problème ? En Afghanistan, en Irak, il n’y a pas d’apaisement, pas de démocratie tant recherchée par nos partenaires, il n’y a même pas la paix civile la plus élémentaire ni d’équilibre », a-t-il ajouté.

Le président russe a appelé les Etats-Unis à bien réfléchir avant de décider des frappes aériennes qui ne manqueraient certes pas de faire des victimes, notamment parmi la population civile.

3ème guerre mondiale: La Russie surenchérit la mise…


… de cette partie de poker, plus que d’échec maintenant. A notre sens, si ceci se vérifiait, cela servirait à aider les occidentaux à sortir de cette galère, car maintenant, plus personne ne peut plus reculer: L’empire a trop gesticulé à tort, les décisions tardent car beaucoup de monde dans le politique se rend compte que c’est une grosse galère, de l’autre côté, la Russie ne peut pas se désengager sans perdre la face et de toute façon elle ne le désire pas… Donc que fait-on ? Il est à parier que derrière le rideau les conversations ne sont plus de savoir si on bombarde ou pas la Syrie, mais plutôt: comment fait-on pour désamorcer le truc avant que çà nous retombe dessus ?

Avec cette déclaration (si cela se confirme), les Russes ouvrent une porte de sortie éventuelle pour l’occident, bien qu’après l’entretien entre Poutine et Bandar bin Sultan et les menaces non voilées proférées par ce dernier envers la Russie, on peut comprendre que Poutine soit particulièrement énervé…

Si  tout cela en vient aux mains, avec les missiles syriens pointés sur Israêl et les navires de l’empire et les bombardiers/missiles russes pointés vers l’Arabie Saoudite, on est parti pour un sacré feu d’artifice !

Question essentielle: Les banquiers veulent-ils la guerre ? Tout est assujetti à la réponse à cette question, le reste n’est que blablabla…

– Résistance 71 –

Vladimir-Poutine-1 Guerre contre la Syrie: Poutine prêt à attaquer l’Arabie Saoudite !

 IRIB

Selon les sources syriennes, le président russe Poutine est déterminé à prendre pour cible l’Arabie saoudite, si les Etats Unis attaquaient militairement la Syrie ! Suivant la campagne médiatique intense entretenue depuis quelques jours par les médias mainstream contre la Syrie, les Etats Unis et leurs alliés seraient prêts à lancer des raids aux missiles contre la Syrie d’ici quelques heures.Dampress affirme que le chef du Kremlin est prêt à donner aux gros bombardiers russe l’ordre de bombarder l’Arabie saoudite, si les Etats Unis prennent pour cible de leurs missiles la Syrie. les tensions sont à leur plus haut point entre la Eussie et les Etats Unis depuis que Washington s’est mis en ordre de bataille et a mobilisé ses alliés contre Damas.

Lavrov a qualifié toute attaque contre la Syrie d’erreur historique et Moscou dit ne pas croire un seul mot à la version US avancée sur les raids chimiques du 21 août contre la banlieue de Damas. les analystes ont mis en garde l’Arabie saoudite et les Etats Unis , deux protagonistes de la guerre contre une troisième guerre mondiale qui pourrait être déclenchée si Washington tire en direction de la Syrie .

 

Bandar Ben Sultan, artisan de la guerre contre la Syrie


n00289251-sLe vétéran de l’intrigue diplomatique à Washington et au Moyen-Orient, le chef des services de renseignements saoudiens, le prince Bandar Ben Sultan, a expliqué aux Américains qu’il ne s’attendait pas à une victoire des rebelles sur le terrain dans l’immédiat.

Le prince Bandar a confié à son demi-frère Salman de superviser l’entraînement des rebelles syriens en Jordanie.

Les Saoudiens ont commencé en hiver à déployer des efforts considérables pour convaincre les Américains et les puissances occidentales que le régime de Bachar Al-Assad a franchi la ligne rouge en utilisant des armes chimiques. Les services secrets saoudiens affirmaient en février que le régime a utilisé des armes chimiques en faisant parvenir des «preuves» aux Américains.

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a transmis un message au président Barack Obama en avril lui disant que la crédibilité des États-Unis serait écornée si le régime syrien et son allié iranien gagnaient la bataille.

Parallèlement à ce message, le prince Bandar et l’ambassadeur saoudien à Washington ont travaillé intensément pour convaincre la Maison-Blanche et le Sénat de la nécessité de frapper la Syrie.

Par la suite, le prince s’est entretenu à Paris avec des responsables français et en juillet, il s’est rendu à Moscou, où il a expliqué, selon des diplomates, à Vladimir Poutine, que le royaume saoudien détient de fortes sommes d’argent qu’il va utiliser pour gagner la bataille en Syrie.

Il y a un quart de siècle, c’est le même Bandar ben Sultan qui a armé les moudjahidines afghans contre les troupes soviétiques.

Le week-end dernier, l’Arabie saoudite a accentué la pression sur Washington pour attaquer la Syrie en réponse aux «attaques chimiques».
«Vous ne pouvez pas comme président tracer une ligne et ne pas la respecter», aurait dit le message saoudien au président Obama, selon un diplomate.

The Wall Street Journal-Médiarama

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127345&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=141&s1=1

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA à longue portée 2/2


Vladimir Poutine a estimé qu’avec la production massive des systèmes S-300 PMU2 et S-400, la Russie peut occuper un bon créneau dans le marché et compter sur elle comme un grand facteur de démolition de la suprématie américaine sur toute la planète. Dans cette optique, ce type d’arme est devenu le fer de lance de la politique russe qui vise, dans un premier temps, à libérer les musulmans du Proche et Moyen-Orient de l’influence ou des menaces de l ‘«axe du mal», représenté par la Maison Blanche, ses satellites et Israël. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA à longue portée 2/2

Qu’a dit Poutine à Netanyahou à Sotchi ?


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est arrivé le 14 mai 2013 à Sotchi pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, et tenter de le persuader de ne pas livrer les missiles sol-air S-300 à la Syrie. Les publications israéliennes en langue russe ont écrit que le Premier ministre israélien lui aurait proposé, en échange, la possibilité pour la Russie de déplacer sa base navale de Tartous en Syrie à Haïfa en Israël. Lire la suite Qu’a dit Poutine à Netanyahou à Sotchi ?

Missiles S-300 en Syrie à la barbe du Mossad


Schema S-300L’entité sioniste avait affirmé que sa dernière action de bombardement de la région de Damas avait pour objectif de détruire des équipements militaires destinés au Hezbollah libanais et qui étaient susceptibles de représenter une menace pour l’entité sioniste.

Un argument qui en temps ordinaire est de nature à faire taire toute critique et exclut bien sûr toute condamnation de la part des régimes occidentaux, ceux-là même qui se prétendent « amis » de la Syrie.

Remarquez que ce sont les même qui étaient les « amis » du Liban en 2006…

Et les temps actuels sont tout sauf ordinaires puisque les dits « amis » de la Syrie considèrent qu’il est grand temps que ce pays ami change de président, même si pour cela il faut plonger le pays dans la guerre et contrevenir à la lettre et à l’esprit de la Charte des Nations Unies dont certains de ces « amis » de la Syrie sont supposés être les garants.

Et en ces temps peu ordinaires, l’entité sioniste ne s’est pas privée de signifier qu’elle était prête à frapper la Syrie à nouveau si elle estimait que sa sécurité l’exigeait .

Des menaces qui n’ont suscité qu’indifférence dans le monde des « amis » de la Syrie mais qui ont amené le gouvernement syrien à faire savoir qu’il riposterait en cas de nouvelle agression.

Des propos bien entendu jugés inadmissibles par l’entité sioniste qui est la seule à avoir le droit de se « défendre ».

Comme si un agresseur avait un droit quelconque à se défendre.

Ces derniers jours, le gouvernement sioniste a encore monté d’un ton devant les informations selon lesquelles la Russie allait fournir des missiles sol-air évolués de type S-300.

Un des chefs du gang sioniste, Benjamin Netanyahou en l’espèce, a même fait le voyage à Moscou pour expliquer à Vladimir Poutine qu’il devait s’abstenir de livrer ces engins à l’armée syrienne.

Et les terroristes sionistes ont même menacé  d’armer les ennemis de la Russie ou d’attaquer les bateaux russes qui seraient chargés d’acheminer ces missiles vers la Syrie.

Après tout, les terroristes sionistes ont assassiné  le Comte Folke Bernadotte (un de ses assassins ayant eu droit à un hommage de la part de François Hollande au moment de son trépas), bombardé l’USS Liberty, un navire de l’armée américaine, saboté dans le port de Fréjus un équipement nucléaire destiné à l’Irak (vous ne trouverez rien sur le net à ce sujet), assassiné des militants humanitaires dans un bateau battant pavillon turc etc.

Le tout dans l’impunité totale. Alors pourquoi en irait-il autrement avec les Russes?

De fait, les informations les plus contradictoires ont circulé sur la future livraison ou  non livraison de ces armes à la Syrie, certaines d’entre elles faisant état d’une gesticulation de Moscou pour se trouver en position de force dans les négociations qui semblent se profiler.

Les choses sont beaucoup plus claires aujourd’hui puisque le président Bachar al-Assad a annoncé en personne que son pays disposait désormais des fameux missiles.

Un camouflet pour les services secrets sionistes qui croyaient que ces systèmes d’armes imposants étaient encore stockés dans un hangar quelque part en Russie.

On verra si les gangsters sionistes mettent à exécution leur autre menace qui consiste à essayer de détruire ces équipements sur le sol syrien.

Même si ces missiles sont vulnérables tant qu’ils n’ont pas été mis en ordre de bataille, il est à peu près certain que non seulement ils sont (ou seront) installés par des techniciens Russes mais aussi que, compte tenu de la sophistication de systèmes qui demandent sans doute des mois de formation pour être manipulés correctement, leurs servants seront au moins pendant un temps des membres de l’armée russe.

Autant d’éléments de nature à dissuader les sionistes de bombarder les sites qui accueillent ou accueilleront ces missiles.

Les S-300 ont vocation à sanctuariser le territoire syrien contre les attaques venues du ciel. Ces missiles sont même en mesure d’interdire à l’aviation sioniste une bonne partie de son « propre » (palestinien en réalité) espace aérien .

C’est dire que Vladimir Poutine entend fixer lui-même les limites de l’ingérence militaire étrangère en Syrie.

Les sionistes se consolent en se disant qu’ils ne sont « pas une cible pour Assad« , ce qui est une manière d’essayer d’induire l’opinion en erreur car ces engins n’ont pas vocation à attaquer le territoire ennemi (ce ne sont pas des missiles sol-sol) mais à défendre le territoire syrien contre les attaques de l’aviation sioniste ou, pourquoi pas, française ou anglaise.

A ceux qui s’inquiètent de la présence des missiles par rapport aux discussions à venir sur une sortie pacifique de crise en Syrie, on rappellera aussi que ces engins sont inutiles face à une guérilla et ne peuvent gêner que ceux qui envisageraient des attaques aériennes contre la Syrie.

http://mounadil.wordpress.com/

Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II


Lire la première partie de l’article ici :

1. Création d’un nouveau pôle de puissance

Tout a commencé en Juillet 2001, lorsque Jiang Zemin et Vladimir Poutine ont signé le Traité de bon voisinage et de coopération fraternelle entre la Fédération de Russie et la Chine (FCT). Par ce traité, le Japon, l’UE et les Etats-Unis n’ont été définis que comme trois grandes puissances économiques rivales qui disposaient d’une main-d’œuvre qualifiée et avaient accès au capital financier. Le traité consacrait la décision de la Russie et de la Chine de travailler ensemble, en concurrence avec les trois grandes puissances (Japon, Union européenne et Etats-Unis). Lire la suite Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II

Les mystères du Marathon de Boston


Deux semaines après les attentats de Boston, les autorités états-uniennes donnent un à un les indices qu’ils auraient découverts. La question tourne autour de l’origine tchétchène des « coupables » et des conclusions qu’il faudrait en tirer. De leur côté les Internautes et la presse russe font apparaître une autre histoire, dans laquelle le « coupable » principal est un agent de la CIA.

Lire la suite Les mystères du Marathon de Boston

Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain


Par Valentin Vasilescu

копияAu moment actuel les Etats-Unis ont déployé au Japon 35 000 militaires du Commandement du Pacifique (USPACOM), deux porte-avions nucléaires, cinq destroyers, quatre frégates et se sont dotés d’une base dans le port de Yokosuka. Quelque 17 000 Marines se trouvent sur l’île d’Okinawa. Quant à la flotte japonaise, elle dispose de trois porte-hélicoptères, de huit destroyers lanceurs de missiles, de vingt frégates et de seize sous-marins.

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La Russie et Chypre


 

Par Jacques Sapir

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La question des avoirs des banques russes à Chypre suscite depuis l’annonce du « plan » de sauvetage des banques chypriotes bien des interrogations et des fantasmes. Quelques chiffres, issus d’une note privée rédigée par Natalya Orlova « chief economist » d’Alfa-Capital1, suffisent pour faire le point sur cette question. Lire la suite La Russie et Chypre