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Série de suicides dans le monde de la finance. Que se prépare-t-il ?


On ne connait pas les causes de ces suicides, ni s’ils sont de vrais ou de faux suicides, mais leur nombre, dans un laps de temps aussi court (un peu plus d’une semaine) et dans le même secteur (économie -finance – banques), peut difficilement éviter quelque questionnement. Dans un secteur aussi sensible et aussi perturbé qu’est le monde de la finance, on ne va certainement pas chercher les explications de ces suicides en cascade dans les différentes phases de la lune ou dans une quelconque conjoncture astrale.  La réalité est amplement suffisante et elle est déjà sombre. Cela signifie-t-il que demain sera pire ?

Avic Lire la suite Série de suicides dans le monde de la finance. Que se prépare-t-il ?

La BBC est ouvertement pro-régime thaïlandais et présente les manifestants comme violents et anti-démocratiques


Anti-government protesters gather outside the Labour Ministry in BangkokUn régime géré en sous-main par un criminel condamné caché à l’étranger serait inacceptable dans n’importe quel autre pays dans le monde et est inacceptable en Thaïlande également.

La Thaïlande est en ce moment même dirigée par Thaksin Shinawatra. Thaksin n’était pourtant pas sur les bulletins de vote durant les dernières élections générales, il n’était même pas dans le pays, mais comme l’a rapporté le New York Times dans son article, « In Thailand, Power Comes With Help From Skype, » il est toujours aux manettes: Lire la suite La BBC est ouvertement pro-régime thaïlandais et présente les manifestants comme violents et anti-démocratiques

Les secrets de la Réserve Fédérale


secretFedToutes les banques centrales ont le pouvoir d’émettre les devises dans leurs pays respectifs. Ainsi, les peuples ne possèdent pas leur propre monnaie en Europe, pas plus que les Américains ici. La monnaie est imprimée de manière privée pour un profit privé. Le peuple n’a aucune souveraineté sur sa monnaie et cela a pour conséquence qu’ils n’ont aucune souveraineté sur les principales questions politiques, telle que la politique étrangère. Lire la suite Les secrets de la Réserve Fédérale

Mariage Israël-Arabie Saoudite, pas si contre nature que ça


277bd061e5e792c0e4d098e0a8ca41efDepuis les accords de Genève sur le nucléaire iranien, d’autres masques sont encore tombés. Il est clairement apparu que l’Arabie Saoudite joue le jeu d’Israël. Quelques voiles s’étaient déjà levés au fur et à mesure que la guerre de Syrie avançait et que les difficultés des coalisés s’accentuaient.  Lire la suite Mariage Israël-Arabie Saoudite, pas si contre nature que ça

La mort du dollar – Paul Craig Roberts


La Réserve fédérale et Wall Street assassinent le Dollar américain

This photo taken n January 16, 2011 showDepuis 2006, le dollar américain a connu un quart à un tiers de baisse de sa valeur par rapport au yuan chinois, selon le choix de base.

Maintenant, la Chine va davantage laisser chuter le dollar. Lire la suite La mort du dollar – Paul Craig Roberts

Chine/Etats-Unis : le duel tourne à l’affrontement monétaire


dette-20usa-20chine▪ Samedi 13 octobre, l’agence de presse officielle chinoise Xinhua sous la plume de Liu Chang, critiquait vertement les débordements de l’Amérique depuis que Bretton Woods avait fait du dollar une monnaie “aussi bonne que l’or”. L’article fustige l’ingérence des Etats-Unis dans les politiques intérieures de tous leurs partenaires économiques, les interventions militaires directes ou indirectes pour imposer la Pax Americana et une politique monétaire au détriment de l’équilibre économique mondial.

Le pamphlet est très sévère
“Alors que le gouvernement américain veut faire croire au monde qu’il est le champion de la morale, de manière plus ou moins couverte, il torture les prisonniers de guerre, cible des civils avec des attaques de drones et espionne les leaders politiques et économiques dans le monde. Sous ce qui est réputé être la Pax Americana, nous n’avons pas réussi à trouver un monde où les Etats-Unis chercheraient à éviter la violence et les conflits, à réduire la pauvreté et les déplacements de population et feraient leur possible pour apporter une vraie paix durable.

Au lieu d’honorer leurs devoirs en tant que nation dominante et responsable, l’egocentrique Washington a abusé de son statut de super-puissance, introduit encore plus de chaos dans le monde en diffusant des risques financiers à l’international, a été l’instigatrice de tensions régionales… et a lancé des guerres injustifiées sous des prétextes fallacieux basés sur un tissu de mensonges avérés.

Le résultat est que le monde est encore en train de chercher comment s’extirper d’un désastre économique dû à la voracité des élites de Wall Street, alors que les meurtres et les bombes sont le quotidien du peuple irakien des années après que Washington s’est vanté de l’avoir libéré du joug d’un tyran. Plus récemment, la division bipartite itérative de Washington sur le budget fédéral et le plafond de la dette met en danger ses partenaires économiques surchargés de valeurs en dollar et une communauté internationale très angoissée.

Il faut mettre un terme à ces jours d’inquiétude, où la destinée de tous est entre les mains d’une nation hypocrite et un nouvel ordre mondial doit être mis en place pour que toutes les nations, pauvres ou riches, petites ou grandes, puissent voir leurs intérêts primordiaux respectés et protégés sur un pied d’égalité.

Dans ce but, plusieurs pierres angulaires doivent être posées pour construire ce monde désaméricanisé.

Pour commencer, toutes les nations doivent se plier aux principes de base des lois internationales, ce qui inclut le respect de la souveraineté et cesser de se mêler des affaires domestiques des autres.

Les économies émergentes et les pays en développement ont besoin de faire entendre leur voix dans les institutions financières internationales, ce qui inclut la Banque mondiale et le fond monétaire international, de façon à mieux refléter les transformations du paysage économique et politique actuel.

Ce qui induit une réforme-clé : la mise en place d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, qui doit être créée pour remplacer le dollar américain, afin que la communauté internationale puisse être tenue à l’écart des désordres politiques intérieurs des Etats-Unis. Ces bouleversements n’ont pas pour but d’écarter complètement les Etats-Unis, ce qui serait impossible, mais plutôt d’encourager Washington à jouer un rôle plus constructif.”

▪ Le processus est en marche. Dernier exemple en date : la Chine a pesé de tout son poids aux côtés de la Russie pour empêcher l’intervention américaine en Syrie. Les Américains ont plié.

Voici un extrait d’une interview de Michel Raimbaud (ancien ambassadeur de France et professeur au centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris) qui vient éclairer ce bouleversement géopolitique :

“Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

L’événement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le ‘moment unipolaire américain’, qui consacrait le triomphe des ‘grandes démocraties’ et de leur ‘économie de marché’, est terminé. C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la ‘communauté internationale’ franco-anglo-américaine est agonisante.

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du ‘monde libre’ et de ‘la fin de l’Histoire’. En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant ‘Axe du Bien’ apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant.

Loin d’être finie, l’Histoire continue.

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires BRICS comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va.

Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté”

Vous assistez en ce moment même à un changement majeur qui restera dans l’Histoire.

Ce changement va être monétaire, comme je l’ai longuement décrit dans l’Histoire de l’Argent, dont le sous-titre est ‘l’or, l’argent et la réforme monétaire’.

Souhaitons que cette révolution se passe avec le moins de violence possible. Il est néanmoins à craindre que l’effondrement d’un système basé sur l’asservissement des peuples par la dette soit très douloureux pour les finances de chacun. L’or et l’argent physiques font partie des planches de salut qui sont offertes à ceux qui auront été assez clairvoyants pour anticiper cette période de troubles à venir et la Renaissance qui suivra.

Cyrille Jubert

http://la-chronique-agora.com/chine-etats-unis-duel-tourne-a-laffrontement-monetaire/

Iran : l’Occident reconnaît s’être tiré une balle dans le pied


Press-Secretary-Jay-Carney_0Pourquoi Obama tenait tant à renouer avec l’Iran ? Pourquoi faisait-on tant d’effort pour ‘’gentifier’’ Rohani, jusqu’à lui faire reconnaitre l’holocauste qu’il n’a jamais reconnu ? Et enfin pourquoi se dirigeait-on inexorablement vers l’allègement des sanctions contre l’Iran ?

Parce que l’économie occidentale a été fortement touchée par ces sanctions exigées et orchestrées par Tel Aviv. Marche arrière toute. Il fallait tout revoir. Avec un nouveau président iranien ‘’gentil’’ et conciliant, ce sera d’autant plus facile.  Ces derniers temps on a vu un ballet diplomatique tout de charme, de sourires avenants et de séduction vis à vis de la nouvelle ‘’administration’’ iranienne. On a vu des rencontres inattendues, des coups de fil impromptus, des offres alléchantes, de grandes annonces médiatiques qui, il y a quelques semaines seulement, étaient impensables.

Et aujourd’hui, qu’entend-on ?

Le porte-parole de la Maison Blanche a reconnu que les pays qui imposent des sanctions contre l’Iran en endurent les graves conséquences, sur le plan financier. En France on l’avait déjà douloureusement constaté avec Peugeot et Renault. Tous les pays d’Europe avaient fait le sacrifice suprême au nom de la solidarité atlantiste. Mais quand le patron dit, par l’entremise de son porte-parole Mr Jay Carney, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, que ces sanctions ‘’font subir de lourdes conséquences financières à ceux qui sanctionnent’’, c’est que Wall Street et la City eux-mêmes sont touchés.

Là on comprend mieux tous ces salamaleks.

Les iraniens les avaient pourtant prévenus. « Nous aurons mal, mais vous aussi, vous aurez mal », avaient-ils dit en substance. Qui qu’avait raison ?

Avic

 

La France n’a même plus de parlement


assemblee_nationale_070Nous savions que nos banques dépendaient entièrement de l’étranger, de Wall Street notamment. Nous faisions  avec. Pas le choix. Nous avions aussi appris, depuis quelques années à être gouvernés par des hommes politiques qui recevaient leurs directives de l’extérieur. Ça faisait mal, mais nous gardions toujours l’espoir de pouvoir bouter tous les corrompus, les vendus, les incompétents (est-ce vraiment de l’incompétence ?) le moment venu par les urnes.

Jusqu’ici, la tendance à la dépendance et à la soumission vis-à-vis de l’extérieur ne touchait pas réellement nos institutions. La France restait la France, malgré tout, trahie çà et là par des banquiers et des gouvernants véreux.

Nous venons de passer à une étape autrement plus grave. Nos institutions, depuis longtemps mises à mal par une intégration européenne hégémonique, viennent de recevoir le coup de grâce par M. François Hollande. Qu’il ne consulte pas le parlement pour des décisions engageant la France est déjà une forme de dictature démocratique. Mais la 5ème république nous y avait plus ou moins habitués. Ce qui est nouveau, c’est qu’il annonce, le plus simplement du monde, qu’il attend le vote du congrès américain. Nous ne sommes plus représentés, pour les affaires extérieures de la France, par nos assemblées. Désormais ce sont les représentants des américains qui vont voter des décisions qui fixeront notre conduite.

L’engagement militaire en Syrie dépend donc entièrement du oui ou non américain. Des députés pour lesquels personne ici n’a voté vont décider pour nous. Quant à ceux que nous avons élus, hormis quelques voix, ils acceptent sans broncher la notification de leur inutilité et la primauté des représentants américains sur leur mission auprès du peuple français.

La France n’a jamais été trahie à ce point.

Avic