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La présence des navires iraniens dans les eaux internationales sème la confusion


navires_iraniens-HélicoptComme on pouvait s’y attendre, l’annonce de la présence de navires de la Marine iranienne dans les eaux de l’Atlantique n’a pas manqué de susciter des réactions tant des officiels israélo-américains que des médias.

C’est que l’information est d’importance et, si elle est vérifiée, aura des conséquences non négligeables dans les futurs comportements géopolitiques et peut-être même stratégiques. Lire la suite La présence des navires iraniens dans les eaux internationales sème la confusion

La Colombie, la CIA et plus de dix ans de mensonge


200807041135Au moment de la libération d’Ingrid Betancourt, beaucoup de choses avaient été dites dans les médias, mais en fait rien d’essentiel n’avait été dit. L’histoire, pleine de rebondissements qui nous avait été narrée à la façon d’un roman était destinée surtout à cacher l’essentiel,  et Sarkozy, toujours opportuniste, en a profité pour en tirer quelque gloriole. Comme à son habitude, pour l’opinion française il tiré toute la couverture à lui. Comme vous le constaterez dans cet article, son seul rôle aura été d’aller recevoir Ingrid Betancourt à l’aéroport, une fois l’opération terminée. Lire la suite La Colombie, la CIA et plus de dix ans de mensonge

Le dernier caprice de Netanyahou


755510-israel-affirme-iran-ne-met« Attention, je vais attaquer », semble être le message de Netanyahou, qui a lancé des exercices aériens de longue portée. Et si le message n’était pas assez clair, la presse israélienne se charge de nous le décrypter.

Les exercices ont été menés conjointement avec l’aviation grecque et comportaient le ravitaillement en vol. Une vidéo a été tournée et envoyée aux grands médias, afin que nul ne l’ignore.

Et les médias ont fait leur boulot. Washington Post nous dit, « les exercices qui ont impliqué les chasseurs bombardiers israéliens sont destinés à envoyer un message à l’Iran ». Haaretz, de son côté, joue dans le registre de la déduction : « de lourds indices montrent qu’il s’agissait d’un exercice pour une possible attaque contre l’Iran ».

A quelques jours des nouveaux pourparlers sur le nucléaire iranien, Netanyahou ne sait plus quoi faire pour obliger ses amis à renforcer leurs sanctions, et en finir avec leurs tergiversations et leurs ‘’oui, mais…’’. Même les menaces ne fonctionnent plus.  Jusqu’ici, il suffisait de gronder un peu pour que l’Occident prenne peur et tremble pour Israël. Avec ces manœuvres, peut-être vont-ils enfin croire que ce n’est pas du bluff ? C’est comme ces suicidaires qui menacent de se supprimer si l’on n’accède pas à leur désir. Ou ces enfants gâtés qui menacent de casser leurs jouets si on ne cède pas à leur caprice. Ce qu’il faudrait, c’est une bonne fessée !

Et pendant ce temps, l’Iran observe et se marre.

Avic

Etats-Unis – Nationalisme et hypocrisie : un mariage réussi


Tribune libre Béatrice Doinette

4477904-3x2-940x627Ce n’est pas facile d’être un nationaliste américain agitateur de drapeaux. En plus d’avoir à faire face à la désillusion habituelle, la colère et le mépris du monde entier suscités par les bombardements et guerres sans fin de Washington, le nationaliste est assailli par les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, qui ont révélé un flot régulier de scandales autour des droits de l’homme et des libertés civiles, des atrocités, des mensonges embarrassants et des vérités gênantes. Ceux qui croient à « l’exceptionnalisme américain » et aux « nobles intentions » ont eu du mal à maintenir leur rhétorique bannière étoilée entre les premières lueurs de l’aube et les derniers rayons du crépuscule.

Ce qui pourrait expliquer l’article du Washington Post (20 Juillet) intitulé ’’les demandeurs d’asile américains sont malheureux en Russie’’, à propos d’Edward Snowden et son projet de demander l’asile à Moscou. L’article raconte les moments prétendument misérables vécus dans l’Union soviétique par des expatriés américains et des transfuges comme Lee Harvey Oswald, les deux employés de la NSA 1960 – William Martin et Bernon Mitchell – et plusieurs autres. La formule de propagande du Post est apparemment la suivante : l’insatisfaction de la vie en Russie pour un Américain équivaut à un point en faveur des Etats-Unis : ‘’espoirs déçus d’une vie glorieuse dans le paradis des travailleurs’’ … Oswald « avait obtenu du travail dans une usine d’électronique dans la ville morne de Minsk , où l’avenir radieux ne fut pas au rendez-vous »… lit-on dans compte-rendu du Post, digne d’un cliché de la Guerre Froide. Pas vraiment de quoi s’exciter, mais un nationaliste américain sur la défensive a du mal à trouver beaucoup mieux par les temps qui courent.

Dans le même temps, l’équipe Allez USA ! marque des points en faisant connaître des violations russes actuelles des droits de l’homme et des libertés civiles, comme si la guerre froide faisait toujours rage. « Nous appelons le gouvernement russe à cesser sa campagne de pression contre les individus et les groupes qui cherchent à dénoncer la corruption, et de veiller à ce que les droits de l’homme universels et les libertés fondamentales de tous ses citoyens, y compris les libertés d’expression et de réunion, sont protégés et respectés », a déclaré Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche. (1)

“’Campagne de pression contre les individus et les groupes qui cherchent à dénoncer la corruption” … hmmm … Est-ce que quelqu’un a entendu parler d’Edward Snowden ? Est-ce que la surveillance non-stop des citoyens n’est pas un exemple de corruption ? La Maison Blanche n’éprouve-t-elle aucune honte ? Un peu d’embarras peut-être ? Rien du tout ?

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Je rêve de voir une version moderne des audiences de l’Armée et de McCarthy de 1954, au cours desquelles Carney – ou mieux encore, Barack Obama lui-même – déverserait, les uns après les autres, mensonges et défenses écœurantes des destructions impérialistes. Et l’avocat de la commission (selon les célèbres paroles de Joseph Welch) serait finalement poussé à déclarer : « Monsieur, en voilà assez. N’avez-vous aucune décence, monsieur ? Enfin, ne vous reste-t-il aucune trace de décence ? » Un tonnerre d’applaudissements explosa parmi le public du Congrès et cet incident est largement considéré comme le début de la fin de la folie Maccarthyste.

Les politiciens américains et des personnalités des médias ont critiqué Snowden pour s’être enfui à l’étranger pour révéler les documents classifiés qu’il possédait. Pourquoi n’est-t-il pas resté aux Etats-Unis pour défendre ses actions et faire face à la justice comme un vrai homme ? demandent-ils. Oui, le jeune homme aurait dû volontairement se soumettre lui-même à l’isolement, à d’autres tortures, à la prison à vie, et même une condamnation à mort s’il voulait être pris au sérieux. Quel lâche !

Pourquoi Snowden n’a-t-il pas fait part de ses inquiétudes à travers les canaux appropriés de la NSA, plutôt que de révéler les documents, comme tout dénonciateur respectable aurait fait ? C’est la question à laquelle James Bamford, généralement considéré comme le principal écrivain sur la NSA en Amérique, a tenté de répondre, comme suit :

J’ai interviewé de nombreux dénonciateurs de la NSA, et le dénominateur commun est qu’ils se sentaient ignorés lorsqu’ils tentaient d’attirer l’attention de leurs supérieurs sur des opérations illégales ou contraires à l’éthique. Par exemple, William Binney et plusieurs autres hauts membres de la NSA ont protesté auprès de leurs supérieurs à propos des programmes de collecte de données nationaux de l’agence, et ils ont même tenté d’attirer l’attention du ministère de la justice sur ces opérations, mais ils ont été ignorés. C’est seulement ensuite que Binney m’a publiquement parlé, pour un article dans le magazine Wired. Dans une série de questions/réponses sur le site internet du Guarduan, Snowden a cité Binney comme un exemple de ’’comment les réactions excessivement sévères contre les dénonciations faites dans l’intérêt public ne font qu’augmenter l’ampleur, la portée et la compétence impliquée pour les révélations futures. Les citoyens ayant une conscience ne vont pas ignorer ces méfaits simplement parce qu’ils seront détruits pour ça : la conscience l’interdit ‘’.

Et même lorsque les dénonciateurs s’adressent aux médias, la NSA généralement nie les faits. L’Agence a nié les accusations de Binney selon qui elle obtenait toutes les métadonnées des clients de Verizon et avait accès à pratiquement tout le trafic Internet. Ce n’est que lorsque Snowden a divulgué des documents révélant le programme et montré comment fonctionne PRISM que l’agence a été contrainte d’avouer la vérité. (2)

’’Chaque pays dans le monde qui est engagé dans les affaires internationales et la sécurité nationale se livre à de nombreuses activités pour protéger sa sécurité nationale,’’ a récemment dit le secrétaire d’Etat américain John Kerry. ’’Tout ce que je sais, c’est que ce n’est pas inhabituel pour beaucoup de nations.’’ (3)

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Eh bien, M. Kerry, l’antisémitisme non plus n’est pas inhabituel, on peut en trouver dans tous les pays. Pourquoi, alors, le monde condamne-t-il fermement l’Allemagne nazie ? Évidemment, pour une question d’échelle, n’est-ce pas ? C’est l’ampleur de l’invasion américaine de la vie privée qui la place dans une catégorie à part.

Kerry fait tout son possible pour minimiser l’importance des révélations de Snowden. Il voudrait nous faire croire que c’est juste des trucs de routine entre nations … « Circulez, il n’y a rien à voir. » Pourtant, cet homme est obsédé par la volonté de punir Snowden. Le 12 Juillet, quelques heures seulement après que le Venezuela a accepté de fournir l’asile politique à Snowden, Kerry a appelé personnellement le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua et aurait menacé d’intercepter tout avion du Venezuela dans l’espace aérien des Etats-Unis ou de tout autre pays de l’OTAN s’il y avait le moindre soupçon que Snowden se trouvait à bord pour se rendre à Caracas. La fermeture de l’espace aérien de tous les pays membres de l’OTAN aux vols vénézuéliens signifie éviter 26 pays en Europe et deux en Amérique du Nord. Selon ce scénario, Snowden aurait à survoler le Pacifique depuis l’Extrême-Orient de la Russie au lieu de traverser l’Atlantique.

Le secrétaire d’État a également promis d’intensifier le processus en cours d’abrogation de visas d’entrée aux États-Unis aux fonctionnaires et hommes d’affaires vénézuéliens associés au feu président Hugo Chávez. Washington va également entamer la poursuite d’éminents politiciens vénézuéliens sur des allégations de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et autres actions criminelles et Kerry a spécifiquement mentionné des noms dans sa conversation avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères.

Kerry a ajouté que Washington est tout à fait conscient de la dépendance du Venezuela auprès des Etats-Unis en ce qui concerne les produits pétroliers raffinés. En dépit d’être l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde, le Venezuela a besoin de plus de pétrole et de produits pétroliers qu’il ne peut produire, et achète plus d’un million de barils de produits pétroliers raffinés aux États-Unis chaque mois. Kerry a carrément averti que l’approvisionnement en carburant serait interrompu si le président Maduro continue à tendre la main au fugitif de la NSA. (4)

Wow. C’est du lourd. Un pouvoir illimité entre les mains de psychopathes. Mon propre pays me fait vraiment peur.

Et quel pays se vante plus de ses libertés présumées que les Etats-Unis ? Et de sa démocratie présumée ? De ses présumés droits civils et droits humains ? De son prétendu « exceptionnalisme » ? De son présumé tout ? Considérant tout cela, pourquoi les Etats-Unis ne seraient-ils pas tenus de les respecter à la lettre ?

L’hypocrisie américaine dans sa politique étrangère se manifeste régulièrement et continuellement. Voici le président Obama, parlant récemment en Afrique du Sud au sujet de Nelson Mandela : « La lutte ici contre l’apartheid, pour la liberté, le courage moral [de Mandela] ; la transition historique de ce pays en une nation libre et démocratique a été une inspiration personnelle pour moi. Il a été une inspiration pour le monde entier – et il continue de l’être. » (5)

N.Mandela in his cell on Robben Island (revisit} 1994Comme c’est touchant. Mais aucune mention – jamais de mention par un dirigeant américain – du fait que les Etats-Unis étaient directement responsables de l’envoi de Nelson Mandela en prison pendant 28 ans. (6)

Et exigeant l’extradition de Snowden tandis que, selon le ministère russe de l’Intérieur, ’’des forces de l’ordre ont demandé à plusieurs reprises aux États-Unis par le canal d’Interpol l’extradition de criminels recherchés, mais ces demandes ne sont ni respectées ni même répondues.’’ Parmi les personnes visées se trouvent des insurgés islamistes de Tchétchénie, auxquels on a accordé l’asile aux États-Unis. (7)

L’Equateur a eu une expérience similaire avec les Etats-Unis en demandant l’extradition de plusieurs personnes accusées d’implication dans une tentative de coup d’Etat contre le président Rafael Correa. L’exemple le plus flagrant de ce double standard est celui de Luis Posada Carriles qui a orchestré l’explosion d’un avion cubain en 1976, tuant 73 civils. Il a vécu en homme libre en Floride pendant de nombreuses années, même si son extradition a été demandée par le Venezuela. Il n’est qu’un parmi des centaines de terroristes latino-américains anticastristes et d’autres qui se sont vus accorder l’asile aux États-Unis au cours des dernières années en dépit du fait d’être recherchés dans leur pays d’origine.

Les responsables américains sont capables, les jours pairs, de cracher les mots « exceptionnalisme américain » et de commettre, les jours impairs, des crimes contre l’humanité. Année après année, décennie après décennie. Mais je pense que nous pouvons tirer une certaine satisfaction, et peut-être même de l’espoir, dans ce que les responsables de la politique étrangère des États-Unis, aussi mentalement dérangés qu’ils soient, ne sont pas assez stupides pour ne pas savoir qu’ils nagent dans un océan d’hypocrisie. Voici deux exemples :

En 2004, il avait été rapporté : « Le Département d’Etat prévoit de retarder la publication d’un rapport sur les droits de l’homme qui devait sortir aujourd’hui, en partie à cause de la sensibilité sur le scandale des abus dans les prisons en Irak, ont déclaré des responsables américains. Un fonctionnaire … a dit que la publication du rapport, qui décrit les mesures prises par le gouvernement américain pour encourager le respect des droits de l’homme par d’autres nations, pourrait « nous faire paraître hypocrites ». » (8)

Et un exemple de 2007 : Chester Crocker, un membre du comité consultatif du Département d’Etat pour la promotion de la démocratie, et ancien secrétaire d’Etat adjoint, a noté : « nous devons être en mesure de faire face à l’argument selon lequel les Etats-Unis sont incohérents et hypocrites dans leur promotion de la démocratie dans le monde. Il se pourrait que ce soit vrai. » (9)

Dans ces exemples, les représentants du gouvernement semblent être un peu gênés par l’hypocrisie qui prévaut. D’autres notables de la politique étrangère semblent en être plutôt fiers.

001-0801145726-neoconr3amRobert Kagan, auteur et architecte intellectuel de longue date d’un interventionnisme qui cherche à imposer le programme néo-conservateur au monde entier, et par tous les moyens nécessaires, a déclaré que les Etats-Unis doivent refuser de se conformer à certaines conventions internationales, comme la Cour pénale internationale et l’accord de Kyoto sur le réchauffement climatique. Les États-Unis, dit-il, « doivent défendre le contrôle des armements, mais pas toujours pour eux-mêmes. Ils doivent agir en appliquant un double standard. » (10)

Et puis nous avons Robert Cooper, un haut diplomate britannique qui était conseiller du premier ministre Tony Blair lors de la guerre en Irak. Cooper a écrit :

Le défi pour le monde postmoderne est de s’habituer à l’idée de deux poids deux mesures. Entre nous, nous fonctionnons sur la base de lois et de sécurité coopérative ouverte. Mais lorsqu’il s’agit d’états plus arriérés comme ceux hors du continent postmoderne de l’Europe, il faut revenir aux méthodes plus rudes du passé – la force, l’attaque préventive, la tromperie, tout ce qui est nécessaire pour affronter ceux qui vivent encore dans le monde du ‘’chaque état pour soi’’ du XIXe siècle. (11)

Son expression, « chaque Etat pour soi », signifie un état qui n’est pas disposé à adhérer à l’ordre du jour de l’empire américain et de son meilleur ami voyou à Londres.

Donc, nous y voilà. Le double standard est officiellement adopté. La règle d’or de « ne pas faire à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse » est désormais dépassée.

La mafia impériale, et leurs intellectuels de cour comme Kagan et Cooper, ont du mal à vendre leur vision du monde sur la base de normes juridiques, morales, éthiques ou d’équité. Alors ils décident tout simplement qu’ils ne sont pas liés par de telles normes.

Haïr l’Amérique

Voici Alan Dershowitz, éminent avocat américain, juriste, commentateur politique et fervent sioniste et partisan de l’empire, qui parle du journaliste Glenn Greenwald et de l’engagement de ce dernier aux côtés d’Edward Snowden : « Regardez, Greenwald c’est du bidon. Il est anti-américain, il aime les régimes tyranniques, et il a fait cela parce qu’il déteste l’Amérique. Cela n’avait rien à voir avec la publication d’informations. Il n’aurait jamais écrit cet article s’ils avaient publié des documents sur l’un de ses pays préférés » (12).

’’Anti-américain’’ … ’’déteste l’Amérique’’ … Que signifient ces expressions qui font partie intégrante de l’histoire politique américaine ? Que Greenwald déteste le baseball et les hot-dogs ? … Qu’il déteste les films et la musique américains ? … Qu’il déteste tous les bâtiments aux États-Unis ? Toutes les lois ? … Non, comme la plupart des « anti-Américains », Glenn Greenwald déteste la politique étrangère des Etats-Unis. Il hait toutes les horreurs et tous les mensonges employés pour couvrir toutes ces horreurs. Alors de quel américain est-il anti ?

Edward-Snowden-NSA-spy-scandalDershowitz pense sans doute que Snowden est anti-américain. Mais écoutez le jeune homme interviewé :

« L’Amérique est un pays fondamentalement bon. Il y a des gens bons, avec de bonnes valeurs, qui veulent faire de bonnes choses ».

L’intervieweur est Glenn Greenwald. (13)

“Dieu a désigné l’Amérique pour sauver le monde d’une façon qui convient à l’Amérique. Dieu a désigné Israël comme le lien de la politique américaine au Moyen-Orient et celui qui voudrait contester cette idée est a) un anti-sémite, b) un anti-améric ain, c) passé à l’ennemi, et d) un terroriste.” – John LeCarré , London Times, 15 Janvier, 2003

William Blum

http://williamblum.org/

Traduction par VD pour le Grand Soir

(1) White House Press Briefing, July 18, 2013
(2) Washington Post, June 23, 2013
(3) Reuters news agency, July 2, 2013
(4) RT television (Russia Today), July 19, 2013, citing a Spanish ABC media outlet
(5) White House press release, June 29, 2013
(6) William Blum, Rogue State : A Guide to the World’s Only Superpower, chapter 23
(7) Reuters, July 22, 2013
(8) Los Angeles Times, May 5, 2004
(9) Washington Post, April 17, 2007
(10) Hoover Institute, Stanford University, Policy Review, June 1, 2002
(11) The Observer (UK), April 7, 2002
(12) “Piers Morgan Live”, CNN, June 24, 2013
(13) Video of Glen Greenwald interviewing Edward Snowden (at 2:05 mark)

Washington conduit le monde à la guerre finale – Paul Craig Roberts


star-ocean-the-last-hope-xbox-360-208« V comme Vendetta », est un film qui dépeint le mal dans une Angleterre futuriste comme un proxy du mal qui existe aujourd’hui en Amérique, et qui finit par la défaite du mal. Mais c’est un film dans lequel le héros a des super pouvoirs. Si vous n’avez pas vu ce film, vous devriez le regarder. Il pourrait vous réveiller et vous donner du courage. Les extraits ci-dessous montrent que, au moins chez certains cinéastes, le désir de liberté existe toujours.

Que le désir de liberté existe en Amérique, ça reste encore à voir. Si les Américains peuvent surmonter leur crédulité, leur lavage de cerveau permanent, leur propension à croire tous les mensonges que «leur» gouvernement leur dit, et si les Américains peuvent s’échapper de la matrice dans laquelle ils vivent, ils peuvent rétablir la moralité, la justice, la paix, la Liberté avec un grand ‘’L’’ et leurs libertés que «leur» gouvernement leur a confisquées. Il n’est pas impossible pour les américains de garder à nouveau la tête haute. Il leur suffit juste de reconnaître que «leur» gouvernement est l’ennemi de la vérité, de la justice, des droits humains et de la vie elle-même.

De simples américains ordinaires peuvent-ils triompher du mal qu’est « leur » gouvernement sans l’aide d’un super-héros ? Si les idées sont assez fortes et si les américains peuvent les comprendre, le bien peut l’emporter sur le mal qui est concentré à Washington. Ce qui se dresse entre le peuple américain et leur compréhension du mal, c’est leur crédulité.

Si le bien échoue dans sa bataille contre le mal de Washington, notre avenir sera sous le sceau de la servitude et de l’écrasement à jamais.

http://www.youtube.com/watch?v=KKvvOFIHs4k&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=_-gHVGOoE48

Si vous, américains, vivant dans la superpuissante Amérique n’avez pas le courage de vous lever contre le mal qu’est «votre» gouvernement, peut-être que le courage de Edward Snowden, de Bradley Manning, de Julian Assange, et du minuscule Equateur vous donnera du cœur.

Un sénateur américain du New Jersey, Robert Menendez, président démocrate de la commission sénatoriale des relations étrangères, a dit au gouvernement équatorien qu’il allait bloquer l’importation de légumes et de fleurs de l’Equateur si l’Equateur donnait asile à Edward Snowden. Le coût pour l’Equateur serait une perte de revenus d’un milliard de dollars.

La déclaration de Menendez – «Notre gouvernement ne récompensera pas des pays pour mauvaise conduite » – est ironique. Il assimile la mauvaise conduite à la protection d’un diseur-de-vérité et la bonne conduite à la trahison de ce diseur-de-vérité. La déclaration de Menendez est également un mensonge. Le gouvernement américain ne récompense que les mauvais comportements. Le gouvernement américain récompense toujours ceux qui conspirent contre les gouvernements élus de leur propre pays, les mettant en place comme dictateurs lorsque Washington renverse les gouvernements élus.

La menace de Menendez n’a pas fonctionné, mais le sénateur a réussi à porter un nouveau coup humiliant au prestige de Washington. Le président équatorien, Rafael Correa, a coiffé Menendez au poteau en annulant le pacte commercial avec les États-Unis au motif que le pacte était une menace pour la souveraineté de l’Équateur et aux principes moraux, et qu’il était utilisé par Washington pour faire chanter l’Equateur. « L’Equateur n’accepte ni pressions ni menaces de quiconque », a ajouté le ministre de la Communication  Fernando Alvarado qui a ensuite offert à Washington une aide étrangère pour lui fournir une formation aux droits de l’homme pour lutter contre la torture, les exécutions illégales et les attaques contre la vie privée des peuples.

Washington, pris la main dans le pot de confiture  dévorant la vie privée du monde entier et empêché par son orgueil de reconnaître son comportement illégal et de présenter des excuses, a ainsi cafouillé dans l’affaire Snowden dans laquelle Washington s’est causé lui-même beaucoup plus de dégâts que les révélations de Snowden. Washington a prouvé de façon concluante qu’il n’a aucun respect pour les droits humains de qui que ce soit, qu’il n’a aucun respect pour la souveraineté de quelque pays que ce soit, qu’il n’a aucun respect pour les principes moraux, en particulier ceux dont il a plein la bouche, et sur lesquels il se base pour exercer la coercition et la violence . Le reste du monde sait désormais qui est son ennemi.

Les presstitués de Washington, en l’aidant à diaboliser Snowden, Glenn Greenwald, Manning, Assange et l’Equateur, ont montré au monde que les médias américains sont dépourvus d’intégrité et que rien de ce qu’ils rapportent ne peut être cru. La presse écrite et les médias de télévision américains constituent un ministère de la propagande pour les programmes immoraux de Washington.

Le 24 Juin, la putain favorite de l’État Stasi, le Washington Post, a dénoncé par trois fois le président démocratiquement élu Rafael Correa comme « l’autocratique leader du minuscule et pauvre Équateur’’, sans se rendre compte que la rédaction n’a pas seulement démontré l’absence totale d’éthique du Washington Post mais elle a également montré au monde que si «ce minuscule et pauvre Équateur’’ est capable de résister aux menaces de Washington, donc le reste du monde aussi le peut.

Le président Correa a répondu que le Washington Post « cherche à attirer l’attention sur Snowden et sur les ‘’vilains’’ pays qui le soutiennent, nous faisant oublier les choses terribles faites contre le peuple américain et contre le monde entier qu’il dénonce. », Correa a ajouté  « l’ordre mondial de Washington n’est pas seulement injuste, il est immoral ».

La raison pour laquelle Washington déteste Correa n’a rien à voir avec Snowden. Que l’Équateur envisage l’asile pour Snowden est juste une excuse. Correa est haï, parce que dans la deuxième année de son premier mandat, il a refusé de payer la dette extérieure de 3 milliards de dollars de dollars que les régimes antérieurs corrompus et despotiques avaient contractée avec la finance internationale. La menace de défaut de Correa a forcé les gangsters de la finance internationale à réduire la dette de 60 pour cent.

Washington déteste Correa également parce qu’il a réussi à réduire le niveau élevé de pauvreté en Equateur, renforçant ainsi le soutien du public qui le rend si difficile à renverser de l’intérieur par Washington.

Encore une autre raison de la haine de Washington pour Correa, c’est parce qu’il a pris des mesures contre l’exploitation des ressources pétrolières de l’Équateur par les compagnies pétrolières multinationales et limité le montant des dépôts offshore dans les banques du pays afin de bloquer la capacité de Washington à déstabiliser le système financier de l’Equateur.

Washington déteste aussi Correa pour avoir refusé de renouveler le bail de Washington pour la base aérienne de Manta.

Essentiellement, Correa a lutté pour reprendre le contrôle du gouvernement de l’Équateur, les médias et les ressources nationales des mains de Washington et des mains de la petite élite riche alliée de Washington. C’est l’histoire de David contre Goliath.

En d’autres termes, Correa, comme Chevez du Venezuela, est l’un des rares leaders étrangers qui représente les intérêts de son propre pays plutôt que ceux de Washington.

Washington utilise les différentes ONG corrompus et le gouvernement fantoche de Colombie comme armes contre Correa et le gouvernement équatorien. Beaucoup de gens pensent que c’est seulement une question de temps avant que Washington ne réussisse à assassiner Correa.

Les patriotes américains, qui estiment qu’ils devraient être du côté de «leur» gouvernement quels que soient les faits, feraient bien de se rappeler ce qu’est le vrai patriotisme. Pour les américains, le patriotisme a toujours signifié allégeance à la Constitution, et non au gouvernement. Le serment c’est de défendre la Constitution contre les ennemis intérieurs et extérieurs. Les régimes de Bush et Obama se sont avérés être les pires ennemis de la Constitution. Il n’est pas possible pour un vrai patriote de soutenir un gouvernement qui détruit la Constitution. Les États-Unis sont la Constitution. Notre pays n’est pas le régime Obama, le régime Bush, ou quelque autre administration. Notre pays est la Constitution. La Constitution est notre pays.

Au-delà des obligations envers son propre pays, tous les êtres humains ont la responsabilité de la vie humaine elle-même. Les états marionnettes de Washington, comme les pays de l’OTAN, le Japon et la Colombie, en fournissant une couverture et un soutien aux agressions de Washington, permettent à celui-ci de mener le monde vers une troisième guerre mondiale.

La tentation de l’argent de Washington submerge facilement les caractères faibles, comme Tony Blair et David Cameron. Les gouvernements des pays de l’OTAN et d’autres Etats accommodants ne bradent pas seulement leurs propres populations en soutenant les guerres d’agression de Washington, ils bradent humanité. L’orgueil et l’arrogance de Washington grossissent au fur et à mesure qu’il est évincé pays après pays. Tôt ou tard, la Russie et la Chine, se rendront compte qu’ils sont eux-mêmes des cibles et vont tracer des lignes plus fermes. L’arrogance empêchera Washington de reconnaître les lignes, et la guerre finale sera lancée.

L’élan hégémonique de Washington est de conduire le monde à la destruction. Les peuples du monde doivent comprendre cela et forcer leurs gouvernements à cesser de permettre l’agression de Washington.

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/28/washington-is-driving-the-world-to-the-final-war-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Premier effet ‘’Snowden’’ : Bruxelles obligé de réagir


Espionage USPendant que Edward Snowden cherche des solutions pour sa survie, la bombe qu’il a lancé il y a quelques jours commence tout juste à produire ses effets. La Commission européenne vient, en effet, de demander aux Etats-Unis de lui fournir « des explications » sur leurs programmes d’espionnage des communications dans une lettre adressée au secrétaire américain à la Justice, Eric Holder.

L’auteur de la lettre, la commissaire européenne en charge de la Justice, Viviane Reding, évoque même la possibilité de réévaluer ‘’la relation transatlantique à la lumière des réponses’’.

Se peut-il que l’Union européenne ne fut au courant de rien concernant les divers programmes d’espionnage américains et la volonté de Washington de surveiller tout ce qui se passe dans le monde ? Ils auront du mal à nous le faire avaler.  On pourrait tout juste leur accorder une petite dose de naïveté  qui peut leur faire croire que cette surveillance ne les concerne pas, puisqu’ils sont alliés. Mais alors, on ne pourrait qu’être consterné devant tant de méconnaissance des réalités géopolitiques qui touchent à l’Amérique. Mais  tant de naïveté est peu crédible. D’autant moins que les Etats-Unis n’arrêtent pas de faire pression sur l’Europe pour pouvoir accéder ouvertement et officiellement à toutes les bases de données concernant les citoyens européens.

Ce qui semble le plus probable, c’est que devant les révélations de Washington Post et The Guardian, deux mastodontes du milieu médiatique, les responsables de Bruxelles ne peuvent pas rester silencieux. Ne rien dire serait marquer une complicité évidente avec l’administration Obama. Que l’Europe joue les innocents ou qu’elle soit sincère, n’a finalement que peu d’importance. Ce qui l’est en revanche, c’est que, par sa réaction, les révélations d’Edward Snowden ont acquis une dimension supplémentaire qui pourrait légitimer les protestations internationales (les vraies protestations, et non les demandes timides et apeurées d’explications de la Commission Européenne).

Edward Snowden, le nouveau transfuge de l’Ouest près Julian Assange, peut être fier de lui. Par le passé, les transfuges de l’Est finissaient tous par obtenir des prix Nobel selon leur spécialité s’ils en avaient une, sinon celui de la Paix. On pourrait recommander aux chinois de décerner à notre nouveau dissident le Prix Confucius de la Paix. Ce ne serait que justice.

Avic

Disparition de l’auteur des fuites sur la surveillance d’Internet par les USA


Edward SnowdenDisparition volontaire ou enlèvement ? Edward Snowden, ancien agent de la CIA a disparu de son hôtel à Hongkong.  Pour l’instant personne ne sait où il est.

Cette disparition intervient trois jours après la publication, par le Guardian, puis le Washington Post, de ses révélations sur les activités de surveillance d’Internet par les Etats-Unis.

voir l’article : Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I

Qu’il ait préféré se mettre à l’abri, ou qu’il ait été enlevé, il semble bien que son calvaire ne fait que commencer. Il est plus dangereux d’être un dissident américain qu’un dissident chinois ou russe, même au temps de Staline. S’il s’est enfui de son hôtel, il ne lui reste plus qu’à chercher une ambassade non occidentale pour l’accueillir. Car il est presque certain que les recherches des filles qu’il a dû violer par le passé sont déjà en cours.

S’il est encore en vie, on ne peut que lui souhaiter bonne chance.

Avic

Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I


Le Washington Post et The Guardian ont récemment révélé l’existence de deux programmes secrets NSA. L’un pour intercepter les données et  appels téléphoniques aux Etats-Unis  dans le réseau Verizon et d’autres réseaux. L’autre programme, appelé PRISM, est destiné à intercepter les communications des internautes  à l’extérieur des États-Unis sur tous les grands réseaux sociaux, notamment Facebook. Les sociétés qui émettent les certificats de cryptage SSL sont pour la plupart américaines et britanniques, allemandes et israéliennes. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I

USA : Vers l’intervention militaire directe en Syrie


par BEN SCHREINER

john-kerry

Bien que le président Obama l’année dernière ait rejeté une proposition du Département d’Etat, du Pentagone et de la CIA pour armer directement les combattants rebelles syriens, son administration se rapproche une fois de plus de l’option de l’intervention directe dans la guerre syrienne.

Comme l’a rapporté le Washington Post mardi, « L’administration Obama se dirige vers un changement majeur dans sa politique syrienne, qui pourrait fournir aux rebelles des équipements tels que gilets pare-balles, des véhicules blindés et éventuellement une formation militaire et pourrait envoyer une aide humanitaire directe à la coalition de l’opposition politique de la Syrie.  »

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