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Pourquoi les G’Is débarquent au Yémen?!


090421-K-0000S-003Des sources britanniques font état du déploiement d’un premier contingent de Gi’s

dans le sud du Yémen où ils sont censés assurer la sécurité des puits de pétrole et les intérêts des grandes firmes pétrolières étrangères qui y pillent avec la plus grande quiétude  les richesses yéménites . mais les sources britanniques ne disent pas toute la vérité. les G’is sont des centaines à avoir été déployés à travers tout le territoire yéménite depuis la chute de Saleh et l’échec de la révolution de 2011. Lire la suite Pourquoi les G’Is débarquent au Yémen?!

Pourquoi sommes-nous en guerre au Yémen ? Par Ron Paul


130120-yemen-dronePar Ron Paul

La plupart des Américains ignorent sans doute qu’au cours des deux dernières semaines les Etats-Unis ont lancé au moins huit attaques de drones au Yémen, où des dizaines de personnes ont été tuées C’est la plus grande escalade d’attaques américaines sur le Yémen en plus d’une décennie. Les américains affirment que tous ceux qui ont été tués étaient des «militants présumés, » mais les yéménites sont depuis longtemps choqués par le nombre de civils tués dans ces frappes. Les médias ont rapporté que de toutes les personnes tuées dans ces récentes frappes américaines, une seule était sur ​​la liste des terroristes ‘’les plus recherchés ».

Cette escalade significative des attaques américaines sur le Yémen a coïncidé avec la réunion du président yéménite Hadi avec le président Obama à Washington plus tôt ce mois-ci. Hadi a été installé au pouvoir avec l’aide du gouvernement américain après un coup d’état en 2011, contre son dirigeant de longue date, le président Saleh. Il est dans son intérêt d’avoir les États-Unis derrière lui, car sa popularité est très faible au Yémen et il fait face à la menace constante d’un autre coup d’état.

A Washington, le président Obama a salué la coopération du président Hadi dans la lutte contre Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique basée au Yémen. C’était juste avant que l’administration américaine ait annoncé une énorme menace non spécifiée forçant la fermeture de près de deux douzaines ambassades dans la région, notamment au Yémen. Selon l’Administration, les fermetures des ambassades ont été provoquées par une conférence téléphonique interceptée par le NSA au cours de laquelle quelques 20 dirigeants d’Al-Qaïda avaient parlé d’attaquer l’Occident. Beaucoup restent sceptiques quant à cette affirmation spectaculaire, qui a été faite juste au moment où certains membres du Congrès ont exhorté à un examen plus approfondi des programmes d’espionnage intérieur du NSA.

Les États-Unis sont engagés au Yémen depuis un certain temps, et la présence américaine au Yémen est beaucoup plus grande qu’on nous le laisse croire. Comme le Wall Street Journal a rapporté la semaine dernière :

« Au cœur de la coopération américano-yéménite il y a un centre de commandement interarmées au Yémen, où des responsables des deux pays évaluent les renseignements recueillis par l’Amérique et d’autres alliés, comme l’Arabie saoudite, disent des responsables américains et yéménites. Là, disent-ils, ils décident quand et comment lancer des frappes de missiles contre de présumés agents d’Al-Qaïda de la très secrète liste approuvée par la Maison Blanche pour l’assassinat ciblé ».  

Toutefois, loin de résoudre le problème des extrémistes au Yémen, cette présence américaine dans le pays semble créer plus d’extrémisme. Selon le professeur Gregory Johnson, de l’Université de Princeton, un expert sur ​​le Yémen, les «dommages collatéraux» civils causés par les frappes de drones américains sur les membres d’Al-Qaïda attirent en fait plus de recrues d’Al-Qaïda :

« Il y a des frappes qui tuent des civils. Il y a des frappes qui tuent des femmes et des enfants. Et quand vous tuez des gens au Yémen, ce sont des gens qui ont des familles. Ils ont des clans. Et ils ont des tribus. Et ce que nous voyons, c’est que les Etats-Unis peuvent cibler un individu en particulier parce qu’ils le considèrent comme un membre d’Al-Qaïda. Mais ce qui se passe sur le terrain, c’est qu’il est défendu comme un membre de la tribu ».

Le gouvernement américain est clairement en guerre au Yémen. On prétend qu’ils combattent Al-Qaïda, mais les frappes de drones créent autant ou plus de membres d’Al-Qaïda qu’elles en éliminent. Le ressentiment accumulé par les victimes civiles prépare un dangereux retour de flamme, qui constitue pour nous une véritable menace mais qui est malheureusement largement ignorée. En outre, les États-Unis envoient des signaux contradictoires en attaquant Al-Qaïda au Yémen, tout en soutenant l’Al-Qaïda lié aux rebelles qui combattent en Syrie.

Ce cycle d’intervention produisant des problèmes qui nécessitent plus d’intervention pour les «résoudre» nous appauvrit et nous rend plus, pas moins, vulnérables. Qui peut prétendre que cette vieille approche est un succès ? A-t-elle produit un peu de stabilité dans la région? Y a-t-il eu des cas de réussite ? Il y a une alternative. Ça s’appelle non-interventionnisme. Nous devrions l’essayer. La première étape serait de se retirer du Yémen.

Ron Paul

Traduction : Avic

http://www.informationclearinghouse.info/article35820.htm

La menace au Yémen est une pure fabrication selon le diplomate français Gilles Gauthier


Par : Silvia Cattori

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Barack Obama et le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi le 1er août 2013 à la Maison Blanche.

Au sujet de la menace terroriste présentée par les États-Unis comme imminente au Yémen et des fermetures d’ambassades occidentales, M. Gilles Gauthier (*), ancien ambassadeur de France au Yémen, a déclaré sur les ondes de France Culture, que les dirigeants européens se sont couverts de ridicule.

Au journaliste (1) qui demandait si les éléments qui ont permis aux États-Unis de faire état d’une menace imminente au Yémen étaient crédibles et si la fermeture des ambassades et l’évacuation des ressortissants américains ne servaient pas à justifier les écoutes généralisées dénoncées par Edward Snowden M. Gilles Gauthier a répondu : « Je voulais d’abord vous dire que j’ai beaucoup aimé votre présentation (2) parce que depuis quelques jours je suis ahuri par la présentation des événements […] touchant le Yémen par tous les médias. Effectivement on a un événement totalement fabriqué ; une communication américaine qui devient un événement […] et à ce moment-là tout le monde commence à s’affoler […]. Je crois qu’il y a un emballement ; c’est-à-dire que nos chancelleries à nous, nos dirigeants européens, sont pris dans le mouvement, ne savent plus trop ce qu’ils font et ils suivent et ils ferment aussi les ambassades […]. C’est un peu dérisoire tout ça…Je suis très content que votre radio, votre émission remette un peu les choses d’aplomb… ».
[…]
« J’étais ambassadeur au Yémen jusqu’à il y a 3 ans ; et j’y suis retourné au mois de janvier […] Il y avait eu un moment où le mouvement d’Al-Qaïda avait entièrement contrôlé une assez importante région proche d’Aden. Depuis, le président yéménite a réussi très intelligemment à la récupérer entièrement. On n’en a pas beaucoup parlé ; c’était un événement positif. […] Les Américains avec leurs drones ne sont pas capables de faire ça. Cela a été fait en coopération avec le président et les tribus du sud. Du coup les gens d’Al-Qaïda se sont trouvés dispersés […] Donc effectivement il y a un danger de ce type… pour les Américains, mais ils sont en danger aussi à cause de leur politique… »
Gilles_Gauthier_texteÀ la question de savoir si la méthode des États-Unis – l’usage des drones pour combattre le terrorisme – n’est pas contre-productive et si on ne crée pas du terrorisme avec les drones, Obama étant sur la même ligne que Georges Bush junior, Gilles Gauthier a répondu : « Bien sûr, la politique des drones est une façon de fabriquer les terroristes […] Oui c’est dommage, c’est regrettable. Il (Obama) est totalement sur la même ligne ; il l’a même accentuée […] ; les États-Unis, un pays qui a des valeurs démocratiques, sont totalement en dehors de tout droit international ; l’usage des drones en dehors des situations de guerre […] les opérations de guerre sur un territoire étranger, sont une monstruosité. […] Le Yémen n’est pas les États-Unis ; ils n’ont aucun accord militaire officiel qui les autorise à faire cela ; ils sont dans un cadre tout à fait illégitime qui peut être qualifié d’opération terroriste […] ce sont des opérations qui n’entrent dans le cadre d’aucune légitimité internationale. »

(*) Après plusieurs postes au Liban, en Tunisie, en Algérie, au Bahreïn et en Égypte, Gilles Gauthier devient ambassadeur de France au Yémen en octobre 2006.

(1) Lors de l’émission « Les Matins d’été » de France Culture, du 8 août.
(2) Nous avions nous aussi été agréablement surpris par l’honnêteté du journaliste

Source: http://webmailpro1d.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&;IDMSG=132231&check=&SORTBY=1

« Bien sûr, la politique des drones est une façon de fabriquer les terroristes. » Gilles Gauthier

Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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